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doi:10.34770/yw3y-ze12
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-381 1967
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1944 1991

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View bibliographic details for Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (detail of this page not available)
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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 149-150

« Chaque objet reçut d'abord un nom particulier, sans égard aux genres et aux Espèces, que les premiers Instituteurs n'étaient pas en état de distinguer... de sorte que plus les connaissances étaient bornées, et plus le Dictionnaire devint étendu... D'ailleurs les idées générales ne peuvent s'introduire dans l'Esprit qu'à l'aide des mots, et l'entendement ne les saisit que par des propositions. C'est une des raisons pourquoi les animaux ne sauraient se former de telles idées ni jamais acquérir la perfectibilité qui en dépend... Il faut donc parler pour avoir des idées générales : car sitôt que l'imagination s'arrête, l'esprit ne marche plus qu'à l'aide du discours. Si donc les premiers Inventeurs n'ont pu donner des noms qu'aux idées qu'ils avaient déjà, il s'ensuit que les premiers substantifs n'ont jamais pu être que des noms propres. » (Pp. 149-150. Voir aussi les notes de l'éditeur.)

Cited in De la grammatologie p.378

Footnote

Essai sur l'origine des connaissances humaines

Étienne Bonnot de Condillac

1746

p. 148

Nous n'avons souligné que les mots « effrayé » et « imitait ». Le même exemple est repris dans le chapitre sur L'origine de la poésie : « Par exemple, dans le langage d'action, pour donner à quelqu'un l'idée d'un homme effrayé, on n'avait d'autre moyen que d'imiter les cris et les mouvements de la frayeur. » (§ 66, p. 148).

Cited in De la grammatologie p.378

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 149

« Quand ils commencèrent à distinguer le sujet d'avec l'attribut, et le verbe d'avec le nom, ce qui ne fut pas un médiocre effort de génie, les substantifs ne furent d'abord qu'autant de noms propres, l'infinitif fut le seul temps des verbes et à l'égard des adjectifs la notion ne s'en dut développer que fort difficilement, parce que tout adjectif est un mot abstrait, et que les abstractions sont des Opérations pénibles et peu naturelles » (p. 149).

Cited in De la grammatologie p.379

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 149

C'est le moment où il y a des mots (« les premiers mots ») qui ne fonctionnent pas encore comme ils le font « dans les langues déjà formées » et où les hommes « donnèrent d'abord à chaque mot le sens d'une proposition entière ».

Cited in De la grammatologie p.379

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Essai sur l'origine des langues

Jean-Jacques Rousseau

1817

« On écrit les voix et non pas les sons ; or, dans une langue accentuée, ce sont les sons, les accents, les inflexions de toute espèce, qui font la plus grande énergie du langage, et rendent une phrase, d'ailleurs commune, propre seulement au lieu où elle est. Les moyens qu'on prend pour suppléer à celui-là étendent, allongent la langue écrite, et, passant des livres dans le discours, énervent la parole même. En disant tout comme on l'écrirait, on ne fait plus que lire en parlant ». (Nous soulignons.)

Cited in De la grammatologie p.380

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 143

« Nous ne cherchons à connaître, que parce que nous désirons de jouir. » (Second Discours, p. 143.)

Cited in De la grammatologie p.380

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Art de jouir et autres fragments in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1174

Et dans l'Art de jouir, cet aphorisme qui dit la restitution symbolique de la présence suppléée dans le passé du verbe : « En me disant, j'ai joüi, je joüis encore. »

Cited in De la grammatologie p.380

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 585

La grande affaire des Confessions, n'était-ce pas aussi de « jouir derechef quand je veux. » (p. 585) ?

Cited in De la grammatologie p.380

Citation

Essai sur l'origine des connaissances humaines

Étienne Bonnot de Condillac

1746

A en croire le projet d'histoire générale de l'écriture proposé par Condillac, l'écriture n'a pas d'autre origine que la parole : le besoin et la distance.

Cited in De la grammatologie p.381

Footnote

Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal par Arnaud et Lancelot ; Précédée d'un Essai sur l'origine et les progrès de la Langue française, par M. Petitot ; suivie du Commentaire de M. Duclos

Antoine Arnauld; Charles Pinot Duclos; Claude Lancelot; Claude-Bernard Petitot

1803

p. 421

(Sur l'impossibilité d'une écriture purement figurative, cf. Duclos op. cit. p. 421).

Cited in De la grammatologie p.382

Quotation

Essai sur l'origine des connaissances humaines

Étienne Bonnot de Condillac

1746

« ... Les faits, les lois et toutes les choses, dont il fallait que les hommes eussent connaissance, se multiplièrent si fort, que la mémoire était trop faible pour un pareil fardeau ; les sociétés s'agrandirent au point que la promulgation des lois ne pouvait parvenir que difficilement à tous les citoyens. Il fallut donc, pour instruire le peuple, avoir recours à quelque nouvelle voie. C'est alors qu'on imagina l'écriture : j'exposerai plus bas quels en furent les progrès... » (II, 1, § 73).

Cited in De la grammatologie p.382

Quotation

Essai sur l'origine des connaissances humaines

Étienne Bonnot de Condillac

1746

« Les hommes, en état de se communiquer leurs pensées par des sons, sentirent la nécessité d'imaginer de nouveaux signes propres à les perpétuer et à les faire connaître à des personnes absentes »(§ 127).

Cited in De la grammatologie p.382

Quotation

Essai sur l'origine des connaissances humaines

Étienne Bonnot de Condillac

1746

« Alors l'imagination ne leur représenta que les mêmes images qu'ils avaient déjà exprimées par des actions et par des mots, et qui avaient, dès les commencements, rendu le langage figuré et métaphorique. Le moyen le plus naturel fut donc de dessiner les images des choses. Pour exprimer l'idée d'un homme ou d'un cheval, on représenta la forme de l'un ou de l'autre, et le premier essai de l'écriture ne fut qu'une simple peinture. »

Cited in De la grammatologie p.382

Footnote

The Divine legation of Moses

William Warburton

1744

p. 5

Voir les passages correspondants de Warburton (T. I, p. 5) qui tient compte, ce que ne fait pas Condillac, de l' « influence réciproque » qu'exercent l'une sur l'autre la parole et l'écriture.

Cited in De la grammatologie p.382

Footnote

The Divine legation of Moses

William Warburton

1744

p. 202

« Il faudrait un volume tout entier pour bien développer cette influence réciproque » (p. 202).

Cited in De la grammatologie p.382