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doi:10.34770/yw3y-ze12
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-381 1967
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1944 1991

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Émile ou de l'éducation

Jean-Jacques Rousseau

1966

p. 437

Dans le même livre, il est aussi question de « suppléer en gagnant de vitesse sur l'expérience » (p. 437), et de l' « esprit » qui « supplée » les « forces physiques » (p. 183).

Cited in De la grammatologie p.209

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Émile ou de l'éducation

Jean-Jacques Rousseau

1966

p. 183

Dans le même livre, il est aussi question de « suppléer en gagnant de vitesse sur l'expérience » (p. 437), et de l' « esprit » qui « supplée » les « forces physiques » (p. 183).

Cited in De la grammatologie p.209

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 109

« Ce vice que la honte et la timidité trouvent si commode, a de plus un grand attrait pour les imaginations vives ; c'est de disposer pour ainsi dire à leur gré de tout le sexe, et de faire servir à leurs plaisirs la beauté qui les tente sans avoir besoin d'obtenir son aveu ».

Cited in De la grammatologie p.209

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1067

De la même manière, diront les Rêveries, l'homme qui « fouille les entrailles de la terre... va chercher dans son centre aux risques de sa vie et aux dépends de sa santé des biens imaginaires à la place des biens réels qu'elle lui offrait d'elle-même quand il savait en jouir ».

Cited in De la grammatologie p.209

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Émile ou de l'éducation

Jean-Jacques Rousseau

1966

p. 18

Comme dit l'Emile, tout le mal vient de ce que « Les femmes ont cessé d'être mères ; elles ne le seront plus ; elles ne veulent plus l'être » (p. 18).

Cited in De la grammatologie p.210

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 109

C'est moi-même qui m'emploie à me départir de la force que la nature m'a confiée : « Séduit par ce funeste avantage, je travaillais à détruire la bonne constitution qu'avait rétablie en moi la nature et à qui j'avais donné le temps de se bien former ».

Cited in De la grammatologie p.210

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 106

« Petit fut mon nom, Maman fut le sien, et toujours nous demeurâmes Petit et Maman, même quand le nombre des années en eut presque effacé la différence entre nous. Je trouve que ces deux noms rendent à merveille l'idée de notre ton, la simplicité de nos manières et surtout la relation de nos cœurs. Elle fut pour moi la plus tendre des mères qui jamais ne chercha son plaisir mais toujours mon bien ; et si les sens entrèrent dans mon attachement pour elle, ce n'était pas pour en changer la nature, mais pour le rendre seulement plus exquis, pour m'enivrer du charme d'avoir une maman jeune et jolie qu'il m'était délicieux de caresser ; je dis, caresser au pied de la lettre ; car jamais elle n'imagina de m'épargner les baisers ni les plus tendres caresses maternelles, et jamais il n'entra dans son cœur d'en abuser. On dira que nous avons pourtant eu à la fin des relations d'une autre espèce ; j'en conviens, mais il faut attendre ; je ne puis tout dire à la fois » (p. 106).

Cited in De la grammatologie p.210

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Le Petit

Georges Bataille

1943

Collage ici de cette phrase de G. Bataille : « Je suis moi-même le « petit », je n'ai de place que caché. » (Le petit).

Cited in De la grammatologie p.210

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Etude sur Jean-Jacques Rousseau

René Laforgue

1927

p. 370

Mais cette suspicion n'est légitime, nous semble-t-il, que dans la mesure où elle concerne l'abus — qui s'est sans doute jusqu'ici confondu avec l'usage — de la lecture psychanalytique, et où elle ne prescrit pas le redoublement du commentaire habituel qui a rendu ce type de texte le plus souvent illisible. Il faut distinguer ici entre les analyses souvent sommaires et imprudentes, mais parfois aussi éclairantes, du Dr René Laforgue (Etude sur J.-J. Rousseau, in Revue française de psychanalyse, T. I. 1927, p. 370 sq. et Psychopathologie de l'échec, p. 114 sq., 1944) qui d'ailleurs ne fait aucune place aux textes que nous venons de citer, et une interprétation qui tiendrait un compte plus rigoureux, au moins au principe, de l'enseignement de la psychanalyse.

Cited in De la grammatologie p.211

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 107

« Je ne finirais pas si j'entrais dans le détail de toutes les folies que le souvenir de cette chère Maman me faisait faire, quand je n'étais plus sous ses yeux. Combien de fois j'ai baisé mon lit en songeant qu'elle y avait couché, mes rideaux, tous les meubles de ma chambre en songeant qu'ils étaient à elle, que sa belle main les avait touchés, le plancher même sur lequel je me prosternais en songeant qu'elle y avait marché. Quelquefois même en sa présence il m'échappait des extravagances que le plus violent amour seul semblait pouvoir inspirer. Un jour à table, au moment qu'elle avait mis un morceau dans sa bouche, je m'écrie que j'y vois un cheveu : elle rejette le morceau sur son assiette, je m'en saisis avidement et l'avale. En un mot, de moi à l'amant le plus passionné, il n'y avait qu'une différence unique, mais essentielle, et qui rend mon état presque inconcevable à la raison » etc., Un peu plus haut, on pouvait lire : « Je ne sentais toute la force de mon attachement pour elle que quand je ne la voyais pas » (p. 107).

Cited in De la grammatologie p.211

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1281

Ce morceau est souvent cité mais l'a-t-on jamais analysé pour lui-même ? Les éditeurs des Confessions dans la Pléiade, B. Gagnebin et M. Raymond, ont sans doute raison de se méfier, comme ils le font toujours très systématiquement, de ce qu'ils appellent la psychiatrie (note p. 1281. Cette même note recense très utilement tous les textes où Rousseau rappelle ses « folies » ou « extravagances »).

Cited in De la grammatologie p.211

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La Transparence et l'Obstacle

Jean Starobinski

1957

pp. 210-211

Le lieu ou les lieux de la sexualité ne disparaissent-ils pas dans l'analyse d'un comportement global, telle que la recommande Starobinski : « Le comportement érotique n'est pas une donnée fragmentaire : il est une manifestation de l'individu total, et c'est comme tel qu'il doit être analysé. Que ce soit pour le négliger ou pour en faire un sujet d'étude privilégié, on ne peut limiter l'exhibitionnisme à la « sphère » sexuelle : la personnalité entière s'y révèle, avec quelques-uns de ses « choix existentiels » fondamentaux ». (La transparence et l'obstacle, pp. 210-211. Une note nous renvoie à la Phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty).

Cited in De la grammatologie p.211

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La Transparence et l'Obstacle

Jean Starobinski

1957

p. 253

Et ne risque-t-on pas ainsi de déterminer le pathologique de manière très classique, comme « excès » pensé dans des catégories « existentielles » : « Dans la perspective d'une analyse globale, il apparaîtra que certaines données premières de la conscience constituent à la fois la source de la pensée spéculative de Rousseau, et la source de sa folie. Mes ces données-source ne sont pas morbides par elles-mêmes. C'est seulement parce qu'elles sont vécues d'une manière excessive, que la maladie se déclare et se développe... Le développement morbide réalisera la mise en évidence caricaturale d'une question « existentielle » fondamentale que la conscience n'a pas été capable de dominer » (p. 253).

Cited in De la grammatologie p.211

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L'Œil vivant

Jean Starobinski

1961

pp. 115-116

C'est là une des directions dans lesquelles sont engagées les belles et prudentes analyses de J. Starobinski. Ainsi, dans L'œil vivant, la phrase qui vient de nous arrêter est réinscrite dans toute une série d'exemples de substitutions analogues, empruntés pour la plupart à la Nouvelle Héloïse : celui-ci par exemple, entre autres « fétiches érotiques » : « Toutes les parties de ton habillement éparses présentent à mon ardente imagination celles de toi-même qu'elles recèlent : cette coiffure légère que parent de grands cheveux blonds qu'elle feint de couvrir ; cet heureux fichu contre lequel une fois au moins je n'aurai point à murmurer ; ce déshabillé élégant et simple qui marque si bien le goût de celle qui le porte ; ces mules si mignonnes qu'un pied souple remplit sans peine ; ce corps si délié qui touche et embrasse... Quelle taille enchanteresse ! au devant deux légers contours... O spectacle de volupté ! la baleine a cédé à la force de l'impression... Empreintes délicieuses, que je vous baise mille fois! » (pp. 115-116).

Cited in De la grammatologie p.211

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Psychopathologie de l'échec

René Laforgue

1944

p. 114

Mais cette suspicion n'est légitime, nous semble-t-il, que dans la mesure où elle concerne l'abus — qui s'est sans doute jusqu'ici confondu avec l'usage — de la lecture psychanalytique, et où elle ne prescrit pas le redoublement du commentaire habituel qui a rendu ce type de texte le plus souvent illisible. Il faut distinguer ici entre les analyses souvent sommaires et imprudentes, mais parfois aussi éclairantes, du Dr René Laforgue (Etude sur J.-J. Rousseau, in Revue française de psychanalyse, T. I. 1927, p. 370 sq. et Psychopathologie de l'échec, p. 114 sq., 1944) qui d'ailleurs ne fait aucune place aux textes que nous venons de citer, et une interprétation qui tiendrait un compte plus rigoureux, au moins au principe, de l'enseignement de la psychanalyse.

Cited in De la grammatologie p.211

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Phénoménologie de la perception

Merleau-Ponty

Le lieu ou les lieux de la sexualité ne disparaissent-ils pas dans l'analyse d'un comportement global, telle que la recommande Starobinski : « Le comportement érotique n'est pas une donnée fragmentaire : il est une manifestation de l'individu total, et c'est comme tel qu'il doit être analysé. Que ce soit pour le négliger ou pour en faire un sujet d'étude privilégié, on ne peut limiter l'exhibitionnisme à la « sphère » sexuelle : la personnalité entière s'y révèle, avec quelques-uns de ses « choix existentiels » fondamentaux ». (La transparence et l'obstacle, pp. 210-211. Une note nous renvoie à la Phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty).

Cited in De la grammatologie p.211