Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 278
« ce dangereux supplément... »
Cited in De la grammatologie p.197
Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
Tous les papiers que j'avais rassemblés pour suppléer à ma mémoire et me guider dans cette entreprise, passés en d'autres mains, ne rentreront plus dans les miennes.
Cited in De la grammatologie p.197
La Transparence et l'Obstacle
1957
p. 154
« Comment surmontera-t-il ce malentendu qui l'empêche de s'exprimer selon sa vraie valeur ? Comment échapper aux risques de la parole improvisée ? A quel autre mode de communication recourir ? Par quel autre moyen se manifester ? Jean-Jacques choisit d'être absent et d'écrire. Paradoxalement, il se cachera pour mieux se montrer, et il se confiera à la parole écrite : « J'aimerais la société comme un autre, si je n'étais sûr de me montrer non seulement à mon désavantage, mais tout autre que je ne suis. Le parti que j'ai pris d'écrire et de me cacher est précisément celui qui me convenait. Moi présent, on n'aurait jamais su ce que je valais » (Confessions). L'aveu est singulier et mérite qu'on le souligne : Jean-Jacques rompt avec les autres, mais pour se présenter à eux dans la parole écrite. Il tournera et retournera ses phrases à loisir, protégé par la solitude ».
Cited in De la grammatologie p.198
L'Œil vivant
1961
p. 109
L'expérience du « voleur volé » que Starobinski décrit admirablement dans L'œil vivant, Jean-Jacques n'y est pas seulement livré dans le jeu de l'image spéculaire qui « capture son reflet et dénonce sa présence » (p. 109).
Cited in De la grammatologie p.198
Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 228
« Je ne commençai de vivre que quand je me regardai comme un homme mort » (Confessions L. VI).
Cited in De la grammatologie p.199
Prononciation in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. II
« Les langues sont faites pour être parlées, l'écriture ne sert que de supplément à la parole... La parole représente la pensée par des signes conventionnels, et l'écriture représente de même la parole. Ainsi l'art d'écrire n'est qu'une représentation médiate de la pensée. »
Cited in De la grammatologie p.201
Le Robert
1967
A la différence du complément, disent les dictionnaires, le supplément est une « addition extérieure » (Robert).
Cited in De la grammatologie p.202
Émile ou de l'éducation
1966
p. 17
Comme celle de la nature, « la sollicitude maternelle ne se supplée point », dit l'Emile.
Cited in De la grammatologie p.202
Émile ou de l'éducation
1966
Le premier chapitre de l'Emile annonce la fonction de cette pédagogie. Bien que la sollicitude maternelle ne se supplée point, « il vaut mieux que l'enfant suce le lait d'une nourrice en santé, que d'une mère gâtée, s'il avait quelque nouveau mal à craindre du même sang dont il est formé » (ibid).
Cited in De la grammatologie p.203
Émile ou de l'éducation
1966
« D'autres femmes, des bêtes même, pourront lui donner le lait qu'elle lui refuse : la sollicitude maternelle ne se supplée point. Celle qui nourrit l'enfant d'une autre au lieu du sien est une mauvaise mère : comment sera-t-elle bonne nourrice ? Elle pourra le devenir, mais lentement ; il faudra que l'habitude change la nature... » (ibid).
Cited in De la grammatologie p.203
Émile ou de l'éducation
1966
« De cet avantage même résulte un inconvénient qui seul devrait ôter à toute femme sensible le courage de faire nourrir son enfant par une autre, c'est celui de partager le droit de mère ou plutôt de l'aliéner ; de voir son enfant aimer une autre femme autant et plus qu'elle... » (ibid).
Cited in De la grammatologie p.203
Émile ou de l'éducation
1966
p. 18
« Combien j'insisterais sur ce point, s'il était moins décourageant de rebattre en vain des sujets utiles ! Ceci tient à plus de choses qu'on ne pense. Voulez-vous Tendre chacun à ses premiers devoirs ? Commencez par les mères ; vous serez étonnés des changements que vous produirez. Tout vient successivement de cette première dépravation : tout l'ordre moral s'altère ; le naturel s'éteint dans tous les cœurs... » (p. 18).
Cited in De la grammatologie p.204
Émile ou de l'éducation
1966
p. 50
« Loin d'avoir des forces superflues, les enfants n'en ont pas même de suffisantes pour tout ce que leur demande la nature ; il faut donc leur laisser l'usage de toutes celles qu'elle leur donne et dont ils ne sauraient abuser. Première maxime. Il faut les aider et suppléer à ce qui leur manque, soit en intelligence, soit en force, dans tout ce qui est du besoin physique. Deuxième maxime » (p. 50).
Cited in De la grammatologie p.204
Émile ou de l'éducation
1966
p. 274
« Un des meilleurs préceptes de la bonne culture est de tout retarder tant qu'il est possible » (p. 274).
Cited in De la grammatologie p.204
Émile ou de l'éducation
1966
p. 102
« Laissez longtemps agir la nature, avant de vous mêler d'agir à sa place » (p. 102. Nous soulignons).
Cited in De la grammatologie p.204
Émile ou de l'éducation
1966
p. 67
« On façonne les plantes par la culture, et les hommes par l'éducation. Si l'homme naissait grand et fort, sa taille et ses forces lui seraient inutiles jusqu'à ce qu'il eût appris à s'en servir ; elles lui seraient préjudiciables, en empêchant les autres de songer à l'assister ; et abandonné à lui-même, il mourrait de misère avant d'avoir connu ses besoins. On se plaint de l'état d'enfance ; on ne voit pas que la race humaine eût péri, si l'homme n'eût commencé par être enfant » (p. 67).
Cited in De la grammatologie p.204