Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 156
Si la pitié modère « l'activité de l'amour de soi » (second Discours, p. 156), c'est peut-être moins en s'y opposant qu'en l'exprimant de manière détournée, en la différant, puisque cette modération « concourt à la conversation mutuelle de l'espèce » (ibid).
Cited in De la grammatologie p.240
Émile ou de l'éducation
1966
pp. 246-247
« Mille ruisseaux étrangers l'ont grossie ».
Cited in De la grammatologie p.240
Émile ou de l'éducation
1966
p. 248
« Le premier sentiment d'un enfant est de s'aimer lui-même ; et le second, qui dérive du premier, est d'aimer ceux qui l'approchent » (p. 248).
Cited in De la grammatologie p.240
Le Rationalisme de J.-J. Rousseau
1948
pp. 99-100
Nous nous demandons si l'on peut sur ce point opposer, comme le fait R. Derathé, la doctrine de l'Emile et celle du second Discours (« ...dans l'Emile la pitié devient un sentiment dérivé de l'amour de soi alors que le second Discours opposait ces deux principes l'un à l'autre... » Le rationalisme de J.-J. Rousseau, pp. 99-100).
Cited in De la grammatologie p.240
Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 157
« Parmi les passions qui agitent le cœur de l'homme, il en est une ardente, impétueuse, qui rend un sexe nécessaire à l'autre ; passion terrible qui brave tous les dangers, renverse tous les obstacles, et qui, dans ses fureurs, semble propre à détruire le Genre-humain, qu'elle est destinée à conserver. Que deviendront les hommes en proie à cette rage effrénée et brutale, sans pudeur, sans retenue, et se disputant chaque jour leurs amours au prix de leur sang? » Discours, p. 157.
Cited in De la grammatologie p.241
Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 158
C'est « un sentiment factice ; né de l'usage de la société, et célébré par les femmes avec beaucoup d'habileté et de soin pour établir leur empire, et rendre dominant le sexe qui devrait obéir » (p. 158).
Cited in De la grammatologie p.241
Émile ou de l'éducation
1966
Et l'Emile dira qu' « il est dans l'ordre de la nature que la femme obéisse à l'homme » (p. 517).
Cited in De la grammatologie p.241
Émile ou de l'éducation
1966
p. 517
« Quand donc il la prend dans un rang inférieur, l'ordre naturel et l'ordre civil s'accordent et tout va bien. C'est le contraire quand, s'alliant au-dessus de lui, l'homme se met dans l'alternative de blesser son droit ou sa reconnaissance, et d'être ingrat ou méprisé. Alors la femme, prétendant à l'autorité, se rend le tyran de son chef ; et le maître, devenu l'esclave, se trouve la plus ridicule et la plus misérable des créatures. Tels sont ces malheureux favoris que les rois de l'Asie honorent et tourmentent de leur alliance, et qui, dit-on, pour coucher avec leurs femmes, n'osent entrer dans le lit que par le pied ».
Cited in De la grammatologie p.242
Émile ou de l'éducation
1966
p. 517
« Je m'attends que beaucoup de lecteurs, se souvenant que je donne à la femme un talent naturel pour gouverner l'homme, m'accuseront ici de contradiction : ils se tromperont pourtant. Il y a bien de la différence entre s'arroger le droit de commander, et gouverner celui qui commande. L'empire de la femme est un empire de douceur, d'adresse et de complaisance ; ses ordres sont des caresses, ses menaces sont des pleurs. Elle doit régner dans la maison comme un ministre dans l'Etat, en se faisant commander ce qu'elle veut faire. En ce sens il est constant que les meilleurs ménages sont ceux où la femme a le plus d'autorité : mais quand elle méconnaît la voix du chef, qu'elle veut usurper ses droits et commander elle-même, il ne résulte jamais de ce désordre que misère, scandale et déshonneur ». (Ibid. Nous soulignons.)
Cited in De la grammatologie p.242
Essai sur les événements importants dont les femmes ont été la cause secrète in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. II
On sait que Rousseau avait projeté de consacrer un ouvrage au rôle des femmes dans l'histoire. Il s'agissait pour lui, semble-t-il, autant de restaurer une vérité historique (l'importance du rôle de la femme, que l'histoire des hommes a délibérément dissimulée) que de rappeler le caractère parfois néfaste de ce rôle, en faisant « quelques observations sur les grands hommes qui se sont laissés gouverner par les femmes. Thémistocle. Antoine, etc. Fulvie femme d'Antoine excite la guerre pour n'avoir pu être aimée de César. » Cf. Sur les femmes et Essai sur les événements importants dont les femmes ont été la cause secrète. (Pléiade. II, pp. 1254-1257).
Cited in De la grammatologie p.242
Lettre à M. D'Alembert in Du Contrat social ou Principes du droit politique. Discours sur les sciences et les arts 3 Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes / Lettre à M. D'Alembert / Considérations sur le gouvernement de Pologne / Lettre à Monseigneur de Beaumont,
p. 204
« ... ne voulant plus offrir de séparation, faute de pouvoir se rendre hommes, les femmes nous rendent femmes. Cet inconvénient, qui dégrade l'homme, est très grand partout ; mais c'est surtout dans les Etats comme le nôtre qu'il importe de le prévenir. Qu'un monarque gouverne des hommes ou des femmes, cela lui doit être assez indifférent, pourvu qu'il soit obéi ; mais dans une république, il faut des hommes ».
Cited in De la grammatologie p.243
Lettre à M. D'Alembert in Du Contrat social ou Principes du droit politique. Discours sur les sciences et les arts 3 Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes / Lettre à M. D'Alembert / Considérations sur le gouvernement de Pologne / Lettre à Monseigneur de Beaumont,
pp. 204-207
Car dans une société perverse, l'homme méprise la femme à laquelle il doit obéir : « Lâchement dévoués aux volontés du sexe que nous devrions protéger et non servir, nous avons appris à le mépriser en lui obéissant, à l'outrager par nos soins railleurs ».
Cited in De la grammatologie p.243
Lettre à M. D'Alembert in Du Contrat social ou Principes du droit politique. Discours sur les sciences et les arts 3 Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes / Lettre à M. D'Alembert / Considérations sur le gouvernement de Pologne / Lettre à Monseigneur de Beaumont,
p. 204
Et Paris, coupable des dégradations de la langue est encore incriminé : « Et chaque femme de Paris rassemble dans son appartement un sérail d'hommes plus femmes qu'elle, qui savent rendre à la beauté toutes sortes d'hommages, hors celui du cœur dont elle est digne ».
Cited in De la grammatologie p.243
Lettre à M. D'Alembert in Du Contrat social ou Principes du droit politique. Discours sur les sciences et les arts 3 Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes / Lettre à M. D'Alembert / Considérations sur le gouvernement de Pologne / Lettre à Monseigneur de Beaumont,
p. 204
« Ils [les hommes] se sentent autant et plus qu'elles de leur trop intime commerce : elles n'y perdent que leurs mœurs, et nous y perdons à la fois nos mœurs et notre constitution » (p. 204).
Cited in De la grammatologie p.243
Lettre à M. D'Alembert in Du Contrat social ou Principes du droit politique. Discours sur les sciences et les arts 3 Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes / Lettre à M. D'Alembert / Considérations sur le gouvernement de Pologne / Lettre à Monseigneur de Beaumont,
p. 204
On lira aussi toute la note 1 : l'auteur s'y étonne que « telle plaisanterie, dont on voit assez l'application, ait été prise en France au pied de la lettre par des gens d'esprit ».
Cited in De la grammatologie p.243
Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 157
Or il faut « distinguer le moral du Physique dans l'amour » (second Discours, p. 157).
Cited in De la grammatologie p.244