Émile ou de l'éducation
1966
Emile, p. 162 (tout le développement qui commence par « On pense bien qu'étant si peu pressé de lui apprendre à lire l'écriture, je ne le serais pas non plus de lui apprendre à lire la musique »),
Cited in De la grammatologie p.311
La Transparence et l'Obstacle
1957
p. 177
Dans l'admirable article « copiste » du Dictionnaire de musique, avec la minutie et la volubilité d'un artisan expliquant son métier à l'apprenti, Rousseau conseille de « n'écrire jamais de notes inutiles », « de ne pas inutilement multiplier les signes ».
Cited in De la grammatologie p.311
Essai sur l'origine des langues
1817
« Tous les signes prosodiques des anciens, dit M. Duclos, ne valaient pas encore l'usage. Je dirai plus ; ils y furent substitués. »
Cited in De la grammatologie p.312
Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal par Arnaud et Lancelot ; Précédée d'un Essai sur l'origine et les progrès de la Langue française, par M. Petitot ; suivie du Commentaire de M. Duclos
1803
pp. 414-415
« La superstition de l'étymologie fait dans son petit domaine autant d'inconséquences, que la superstition proprement dite en fait en matière plus grave. Notre orthographe est un assemblage de bizarreries et de contradictions... Cependant, quelque soin qu'on prît de noter notre prosodie, outre le désagrément de voir une impression hérissée de signes, je doute fort que cela fût d'une grande utilité. Il y a des choses qui ne s'apprennent que par l'usage ; elles sont purement organiques, et donnent si peu de prise à l'esprit, qu'il serait impossible de les saisir par la théorie seule, qui même est fautive dans les auteurs qui en ont traité expressément. Je sens même que ce que j'écris ici est très difficile à faire entendre, et qu'il serait très clair, si je m'exprimais de vive voix ». (Pp. 414-415.)
Cited in De la grammatologie p.312
Essai sur l'origine des langues
1817
« La langue de convention n'appartient qu'à l'homme. Voilà pourquoi l'homme fait des progrès, soit en bien, soit en mal, et pourquoi les animaux n'en font point. »
Cited in De la grammatologie p.313
Essai sur l'origine des langues
1817
Pour comprendre comment opèrent les « articulations, qui sont de convention » (chap. IV), nous devons traverser une fois de plus le problème du concept de nature.
Cited in De la grammatologie p.314
Essai sur l'origine des langues
1817
« Ce mouvement de baguette... »
Cited in De la grammatologie p.314
Essai sur l'origine des langues
1817
« La parole distingue l'homme entre les animaux. » Ce sont les premiers mots de l'Essai. La parole est aussi « la première institution sociale ». Elle n'est donc pas naturelle.
Cited in De la grammatologie p.314
Essai sur l'origine des langues
1817
« Le langage distingue les nations entre elles ; on ne connaît d'où est un homme qu'après qu'il a parlé. L'usage et le besoin font apprendre à chacun la langue de son pays ; mais qu'est-ce qui fait que cette langue est celle de son pays et non pas d'un autre ? Il faut bien remonter, pour le dire, à quelque raison qui tienne au local, et qui soit antérieure aux mœurs mêmes : la parole, étant la première institution sociale, ne doit sa forme qu'à des causes naturelles. »
Cited in De la grammatologie p.314
Essai sur l'origine des langues
1817
(« la parole, étant la première institution sociale, ne doit sa forme qu'à des causes naturelles »)
Cited in De la grammatologie p.315
Essai sur l'origine des langues
1817
« Sitôt qu'un homme fut reconnu par un autre pour un être sentant, pensant et semblable à lui, le désir ou le besoin de lui communiquer ses sentiments et ses pensées lui en fit chercher les moyens. »
Cited in De la grammatologie p.315
Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 151
« Quant à moi, effrayé des difficultés qui se multiplient, et convaincu de l'impossibilité presque démontrée que les Langues aient pu naître et s'établir par des moyens purement humains, je laisse à qui voudra l'entreprendre, la discussion de ce difficile Problème, lequel a été le plus nécessaire de la Société déjà liée à l'institution des Langues, ou des langues déjà inventées, à l'établissement de la Société ». (p. 151).
Cited in De la grammatologie p.315
Essai sur l'origine des langues
1817
Tel qu'il est évoqué dans l'Essai, l'âge des cabanes est beaucoup plus proche du pur état de nature. Parlant des « premiers temps », « lorsque les hommes épars sur la face de la terre n'avaient de société que celle de la famille, de lois que celles de la nature, de langue que le geste et quelques sons inarticulés »,
Cited in De la grammatologie p.316
Essai sur l'origine des langues
1817
Rousseau ajoute en note : « J'appelle les premiers temps ceux de la dispersion des hommes, à quelque âge du genre humain qu'on veuille en fixer l'époque. »
Cited in De la grammatologie p.316
Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 146
C'est toujours dans la première partie, immédiatement après la critique de Condillac et de ceux qui, « raisonnant sur l'état de nature, y transportent les idées prises dans la société ».
Cited in De la grammatologie p.316
Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I
p. 147
Et il propose un saut : « Supposons cette première difficulté vaincue. Franchissons pour un moment l'espace immense qui dut se trouver entre le pur état de Nature et le besoin des Langues ; et cherchons, en les supposant nécessaires, comment elles purent commencer à s'établir. Nouvelle difficulté encore pire que la précédente... » (p. 147).
Cited in De la grammatologie p.316