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Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

1959

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

Il s'agirait bien, comme Rousseau par exemple, d'une rupture avec la nature, d'une usurpation allant de pair avec l'aveuglement théorique sur l'essence naturelle du langage, en tout cas sur le lien naturel entre les « signes institués » de la voix et « le premier langage de l'homme », le « cri de la nature » (Second Discours).

Cited in De la grammatologie p.52

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1066

On rapprochera ce mythe de suppléance de l'histoire de l'œil chez Rousseau (cf. plus bas, p. 206).

Cited in De la grammatologie p.97

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 197

J'étais comme si j'avais commis un inceste.

Cited in De la grammatologie p.139

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1092-1093

« Mais bientôt ennuyé de vider ma bourse pour faire écraser les gens, je laissai là la bonne compagnie et je fus me promener seul dans la foire. La variété des objets m'amusa longtemps. J'aperçus entre autre cinq ou six Savoyards autour d'une petite fille qui avait encore sur son inventaire une douzaine de chétives pommes dont elle aurait bien voulu se débarrasser. Les Savoyards de leur côté auraient bien voulu l'en débarrasser mais ils n'avaient que deux ou trois liards à eux tous et ce n'était pas de quoi faire une grande brèche aux pommes. Cet inventaire était pour eux le jardin des Hespérides, et la petite fille était le dragon qui le gardait. Cette comédie m'amusa longtemps ; j'en fis enfin le dénouement en payant les pommes à la petite fille et en les lui faisant distribuer aux petits garçons. J'eus alors un des plus doux spectacles qui puissent flatter un cœur d'homme, celui de voir la joie unie avec l'innocence de l'âge se répandre autour de moi. Car les spectateurs mêmes en la voyant la partagèrent, et moi qui partageais à si bon marché cette joie, j'avais de plus celle de sentir qu'elle était mon ouvrage. »

Cited in De la grammatologie p.158

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 156

« C'est la raison qui engendre l'amour-propre, et c'est la réflexion qui le fortifie ; c'est elle qui replie l'homme sur lui-même ; c'est elle qui le sépare de tout ce qui le gêne et l'afflige. C'est la philosophie qui l'isole ; c'est par elle qu'il dit en secret, à l'aspect d'un homme souffrant : "Péris si tu veux ; je suis en sûreté". »

Cited in De la grammatologie p.164

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Dialogues in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 934

Son système est peut-être faux ; mais en le développant, il s'est peint lui-même au vrai.

Cited in De la grammatologie p.168

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 125

« Laissant donc tous les livres scientifiques… et méditant sur les premières et plus simples opérations de l'Âme humaine… »

Cited in De la grammatologie p.188

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 133

« Ô homme… voici ton histoire, telle que j'ai cru la lire, non dans les livres de tes semblables, qui sont menteurs, mais dans la nature, qui ne ment jamais. »

Cited in De la grammatologie p.188

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

Tous les papiers que j'avais rassemblés pour suppléer à ma mémoire et me guider dans cette entreprise, passés en d'autres mains, ne rentreront plus dans les miennes.

Cited in De la grammatologie p.197

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 278

« ce dangereux supplément... »

Cited in De la grammatologie p.197

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 228

« Je ne commençai de vivre que quand je me regardai comme un homme mort » (Confessions L. VI).

Cited in De la grammatologie p.199

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 644

C'est aussi le moment où la nature maternelle, cessant d'être aimée, comme elle le devrait, pour elle-même et dans une immédiate proximité (« O nature ! O ma mère ! me voici sous ta seule garde ; il n'y a point d'homme adroit et fourbe qui s'interpose entre toi et moi ! ». Confessions L. XII.) devient le substitut d'un autre amour et d'un autre attachement :

Cited in De la grammatologie p.205

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Dialogues in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 794

« La contemplation de la nature eut toujours un très grand attrait pour son cœur : il y trouvait un supplément aux attachements dont il avait besoin ; mais il eût laissé le supplément pour la chose, s'il en avait eu le choix, et il ne se réduisit à converser avec les plantes qu'après de vains efforts pour converser avec des humains » (Dialogues, p. 794).

Cited in De la grammatologie p.205

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1066-1067

« Le règne minéral n'a rien en soi d'aimable et d'attrayant ; ses richesses enfermées dans le sein de la terre semblent avoir été éloignées des regards des hommes pour ne pas tenter leur cupidité. Elles sont là comme en réserve pour servir un jour de supplément aux véritables richesses qui sont plus à sa portée et dont il perd le goût à mesure qu'il se corrompt. Alors il faut qu'il appelle l'industrie, la peine et le travail au secours de ses misères ; il fouille les entrailles de la terre, il va chercher dans son centre aux risques de sa vie et aux dépens de sa santé des biens imaginaires à la place des biens réels qu'elle lui offrait d'elle-même quand il savait en jouir. Il fuit le soleil et le jour qu'il n'est plus digne de voir ».

Cited in De la grammatologie p.206

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1067

« Il s'enterre tout vivant et fait bien ne méritant plus de vivre à la lumière du jour. Là, des carrières, des gouffres, des forges, des fourneaux, un appareil d'enclumes, de marteaux, de fumée et de feu, succèdent aux douces images des travaux champêtres. Les visages hâves de malheureux qui languissent dans les infectes vapeurs des mines, de noirs forgerons, de hideux cyclopes sont le spectacle que l'appareil des mines substitue au sein de la terre à celui de la verdure et des fleurs, du ciel azuré, des bergers amoureux et des laboureurs robustes sur sa surface ».

Cited in De la grammatologie p.206

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1068

On pourra objecter que l'animal représente une vie naturelle encore plus vivante que la plante, mais on ne peut le traiter que mort. « L'étude des animaux n'est rien sans l'anatomie » (p. 1068).

Cited in De la grammatologie p.206

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

L'écriture, auxiliaire et supplétif qui tue d'un seul et même geste le père et la lumière. (Cf., supra, p. 101)

Cited in De la grammatologie p.206

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Citation

Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 478

Le supplément est ce que ni la nature ni la raison ne peuvent tolérer. Ni la nature, notre « mère commune » (Rêveries, p. 1066), ni la raison raisonnable sinon raisonneuse (De l'état de nature, p. 478).

Cited in De la grammatologie p.207

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 108

Supplément dangereux. Ce sont des mots dont Rousseau se sert lui-même dans les Confessions. Il le fait dans un contexte qui n'est différent qu'en apparence, et pour expliquer, précisément, « un état presque inconcevable à la raison » : « En un mot, de moi à l'amant le plus passionné, il n'y avait qu'une différence unique, mais essentielle, et qui rend mon état presque inconcevable à la raison » (Pléiade, I, p. 108).

Cited in De la grammatologie p.207

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 172

Et n'avaient-elles pas tout fait pour éviter cette catastrophe, pour se protéger de cette violence et nous garder de cette faute fatale ? « de sorte », dit le second Discours précisément des mines, « qu'on dirait que la nature avait pris des précautions pour nous dérober ce fatal secret » (p. 172).

Cited in De la grammatologie p.207

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1066

Le supplément est ce que ni la nature ni la raison ne peuvent tolérer. Ni la nature, notre « mère commune » (Rêveries, p. 1066), ni la raison raisonnable sinon raisonneuse (De l'état de nature, p. 478).

Cited in De la grammatologie p.207

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 108-109

« J'étais revenu d'Italie, non tout à fait comme j'y étais allé; mais comme peut-être jamais à mon âge on n'en est revenu. J'en avais rapporté non ma virginité, mais mon pucelage. J'avais senti le progrès des ans ; mon tempérament inquiet s'était enfin déclaré, et sa première éruption, très involontaire, m'avait donné sur ma santé des alarmes qui peignent mieux que toute autre chose l'innocence dans laquelle j'avais vécu jusqu'alors. Bientôt rassuré j'appris ce dangereux supplément qui trompe la nature et sauve aux jeunes gens de mon humeur beaucoup de désordres aux dépens de leur santé, de leur vigueur et parfois de leur vie » (Pléiade, I, pp. 108-109).

Cited in De la grammatologie p.208

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 109

« Ce vice que la honte et la timidité trouvent si commode, a de plus un grand attrait pour les imaginations vives ; c'est de disposer pour ainsi dire à leur gré de tout le sexe, et de faire servir à leurs plaisirs la beauté qui les tente sans avoir besoin d'obtenir son aveu ».

Cited in De la grammatologie p.209

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1067

De la même manière, diront les Rêveries, l'homme qui « fouille les entrailles de la terre... va chercher dans son centre aux risques de sa vie et aux dépends de sa santé des biens imaginaires à la place des biens réels qu'elle lui offrait d'elle-même quand il savait en jouir ».

Cited in De la grammatologie p.209

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 109

C'est moi-même qui m'emploie à me départir de la force que la nature m'a confiée : « Séduit par ce funeste avantage, je travaillais à détruire la bonne constitution qu'avait rétablie en moi la nature et à qui j'avais donné le temps de se bien former ».

Cited in De la grammatologie p.210

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 106

« Petit fut mon nom, Maman fut le sien, et toujours nous demeurâmes Petit et Maman, même quand le nombre des années en eut presque effacé la différence entre nous. Je trouve que ces deux noms rendent à merveille l'idée de notre ton, la simplicité de nos manières et surtout la relation de nos cœurs. Elle fut pour moi la plus tendre des mères qui jamais ne chercha son plaisir mais toujours mon bien ; et si les sens entrèrent dans mon attachement pour elle, ce n'était pas pour en changer la nature, mais pour le rendre seulement plus exquis, pour m'enivrer du charme d'avoir une maman jeune et jolie qu'il m'était délicieux de caresser ; je dis, caresser au pied de la lettre ; car jamais elle n'imagina de m'épargner les baisers ni les plus tendres caresses maternelles, et jamais il n'entra dans son cœur d'en abuser. On dira que nous avons pourtant eu à la fin des relations d'une autre espèce ; j'en conviens, mais il faut attendre ; je ne puis tout dire à la fois » (p. 106).

Cited in De la grammatologie p.210

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 107

« Je ne finirais pas si j'entrais dans le détail de toutes les folies que le souvenir de cette chère Maman me faisait faire, quand je n'étais plus sous ses yeux. Combien de fois j'ai baisé mon lit en songeant qu'elle y avait couché, mes rideaux, tous les meubles de ma chambre en songeant qu'ils étaient à elle, que sa belle main les avait touchés, le plancher même sur lequel je me prosternais en songeant qu'elle y avait marché. Quelquefois même en sa présence il m'échappait des extravagances que le plus violent amour seul semblait pouvoir inspirer. Un jour à table, au moment qu'elle avait mis un morceau dans sa bouche, je m'écrie que j'y vois un cheveu : elle rejette le morceau sur son assiette, je m'en saisis avidement et l'avale. En un mot, de moi à l'amant le plus passionné, il n'y avait qu'une différence unique, mais essentielle, et qui rend mon état presque inconcevable à la raison » etc., Un peu plus haut, on pouvait lire : « Je ne sentais toute la force de mon attachement pour elle que quand je ne la voyais pas » (p. 107).

Cited in De la grammatologie p.211

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1281

Ce morceau est souvent cité mais l'a-t-on jamais analysé pour lui-même ? Les éditeurs des Confessions dans la Pléiade, B. Gagnebin et M. Raymond, ont sans doute raison de se méfier, comme ils le font toujours très systématiquement, de ce qu'ils appellent la psychiatrie (note p. 1281. Cette même note recense très utilement tous les textes où Rousseau rappelle ses « folies » ou « extravagances »).

Cited in De la grammatologie p.211

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 109

« Qu'on ajoute à cette disposition le local de ma situation présente, logé chez une jolie femme, caressant son image au fond de mon cœur, la voyant sans cesse dans la journée ; le soir entouré d'objets qui me la rappellent, couché dans un lit où je sais, qu'elle a couché. Que de stimulants ! Tel lecteur qui se les représente me regarde déjà comme à demi mort. Tout au contraire ; ce qui devait me perdre fut précisément ce qui me sauva, du moins pour un temps. Enivré du charme de vivre auprès d'elle, du désir ardent d'y passer mes jours, absente ou présente je voyais toujours en elle une tendre mère, une sœur chérie, une délicieuse amie et rien de plus... elle était pour moi la seule femme qui fût au monde, et l'extrême douceur des sentiments qu'elle m'inspirait ne laissant pas à mes sens le temps de s'éveiller pour d'autre», me garantissait d'elle et de tout son sexe ».

Cited in De la grammatologie p.213

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 165

Un peu plus tard, un peu plus bas dans le texte des Confessions (livre IV), « une petite anecdote assez difficile à dire » nous est racontée. La rencontre d'un homme « sujet au même vice ». Jean-Jacques s'enfuit terrifié, « aussi tremblant » que s'il venait de « commettre un crime ». « Ce souvenir m'en guérit pour longtemps ».

Cited in De la grammatologie p.213

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 41

Or pour nous expliquer son « dégoût pour les filles publiques », Rousseau nous dit qu'à Venise, à trente et un ans, le « penchant qui a modifié toutes [ses] passions » (Confessions, p. 41) n'a pas disparu : « Je n'avais pas perdu la funeste habitude de donner le change à mes besoins » (p. 316).

Cited in De la grammatologie p.214

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 40

Dans ces pages célèbres du premier livre des Confessions, Rousseau rapproche les premières pratiques de la lecture (« lectures dérobées ») de ses premières découvertes de l'auto-érotisme. Non que des « livres obscènes et licencieux » l'y aient encouragé. Bien au contraire et « le hasard seconda si bien mon humeur pudique, que j'avais plus de trente ans avant que j'eusse jeté les yeux sur aucun de ces dangereux livres qu'une belle Dame de par le monde trouve incommodes, en ce qu'on ne peut, dit-elle, les lire que d'une main » (p. 40). Sans ces « dangereux livres », Jean-Jacques se donne d'autres dangers.

Cited in De la grammatologie p.214

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 41

On connaît la suite du paragraphe qui se clôt ainsi : « Il me suffit, quant à présent, d'avoir marqué l'origine et la première cause d'un penchant qui a modifié toutes mes passions, et qui, les contenant par elles-mêmes, m'a toujours rendu paresseux à faire, par trop d'ardeur à désirer » (p. 41).

Cited in De la grammatologie p.214

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 444

L'intention et la lettre de ce passage sont à rapprocher d'une autre page des Confessions (p. 444. Cf. aussi la note des éditeurs).

Cited in De la grammatologie p.214

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1487-1488

L'intention et la lettre de ce passage sont à rapprocher d'une autre page des Confessions (p. 444. Cf. aussi la note des éditeurs).

Cited in De la grammatologie p.214

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 269

Et de celle dans laquelle nous découpons ces lignes : « Car lire en mangeant fut toujours ma fantaisie au défaut d'un tête-à-tête. C'est le supplément de la société qui me manque. Je dévore alternativement une page et un morceau, c'est comme si mon livre dînait avec moi » (p. 269).

Cited in De la grammatologie p.214

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Dialogues in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 800

C'est pourquoi, à cet égard aussi, comme il le dit dans les Dialogues (p. 800), « jusqu'à la fin de sa vie il ne cessera d'être un vieux enfant ».

Cited in De la grammatologie p.214

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Dialogues in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 822

« Pourquoi se donner tant de peine, dans l'espoir éloigné d'un succès si pauvre, si incertain, tandis qu'on peut, dès l'instant même... » (Dialogues).

Cited in De la grammatologie p.214

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 316

Or pour nous expliquer son « dégoût pour les filles publiques », Rousseau nous dit qu'à Venise, à trente et un ans, le « penchant qui a modifié toutes [ses] passions » (Confessions, p. 41) n'a pas disparu : « Je n'avais pas perdu la funeste habitude de donner le change à mes besoins » (p. 316).

Cited in De la grammatologie p.215

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 12

« ... l'abstinence et la jouissance, le plaisir et la sagesse, m'ont également échappé » (Confessions, p. 12).

Cited in De la grammatologie p.215

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 219

« Jouir ! Ce sort est-il fait pour l'homme ? Ah ! si jamais une seule fois en ma vie j'avais goûté dans leur plénitude toutes les délices de l'amour, je n'imagine pas que ma frêle existence y eût pu suffire, je serais mort sur le fait » (Confessions L. 8).

Cited in De la grammatologie p.216

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 594

Dans le livre XII des Confessions, au moment où « il faut dire tout », la « double raison » de certaines « résolutions » nous est confiée : « Il faut dire tout : je n'ai dissimulé ni les vices de ma pauvre Maman ni les miens ; je ne dois pas faire plus de grâce à Thérèse, et quelque plaisir que je prenne à rendre honneur à une personne qui m'est chère, je ne veux pas non plus déguiser ses torts si tant est même qu'un changement involontaire dans les affections du cœur soit un vrai tort. Depuis longtemps je m'apercevais de l'attiédissement du sien... Je retombai dans le même inconvénient dont j'avais senti l'effet auprès de Maman, et cet effet fut le même auprès de Thérèse : n'allons pas chercher des perfections hors de la nature ; il serait le même auprès de quelque femme que ce fût... Ma situation, cependant, était alors la même, et pire encore par l'animosité de mes ennemis, qui ne cherchaient qu'à me prendre en faute. Je craignis la récidive, et n'en voulant pas courir le risque j'aimais mieux me condamner à l'abstinence que d'exposer Thérèse à se voir derechef dans le même cas. J'avais d'ailleurs remarqué que l'habitation des femmes empirait sensiblement mon état. Cette double raison m'avait fait former des résolutions que j'avais quelquefois assez mal tenues ; mais dans lesquelles je persistais avec plus de constance depuis trois ou quatre ans » (p. 595).

Cited in De la grammatologie p.216

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1569

Dans le Manuscrit de Paris, après « empirait sensiblement mon état ! », on peut lire : « le vice équivalent dont je n'ai jamais pu bien me guérir m'y paraissait moins contraire. Cette double raison... ». Voir la note des éditeurs, p. 1569.

Cited in De la grammatologie p.217

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1282

Voir aussi les Confessions (p. 109, note des éditeurs).

Cited in De la grammatologie p.217

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 331-332

« Ah, ma Thérèse ! je suis trop heureux de te posséder sage et saine, et de ne pas trouver ce que je ne cherchais pas. [Il s'agit du « pucelage », que Thérèse vient d'avouer avoir, innocemment et par accident, perdu.] Je n'avais cherché d'abord qu'à me donner un amusement. Je vis que j'avais plus fait et que je m'étais donné une compagne. Un peu d'habitude avec cette excellente fille, un peu de réflexion sur ma situation me firent sentir qu'en ne songeant qu'à mes plaisirs j'avais beaucoup fait pour mon bonheur. Il fallait à la place de l'ambition éteinte un sentiment vif qui remplit mon cœur. Il fallait, pour tout dire, un successeur à Maman ; puisque je ne devais plus vivre avec elle il me fallait quelqu'un qui vécût avec son élève, et en qui je trouvasse la simplicité, la docilité de cœur qu'elle avait trouvée en moi. II fallait que la douceur de la vie privée et domestique me dédommageât du sort brillant auquel je renonçais. Quand j'étais absolument seul mon cœur était vide, mais il n'en fallait qu'un pour le remplir. Le sort m'avait ôté, m'avait aliéné du moins en partie, celui pour lequel la nature m'avait fait. Dès lors j'étais seul, car il n'y eut jamais pour moi d'intermédiaire entre tout et rien. Je trouvais dans Thérèse le supplément dont j'avais besoin ».

Cited in De la grammatologie p.218

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1407

Starobinski (La transparence et l'obstacle, p. 221) et les éditeurs des Confessions (p. 332, note 1) rapprochent justement l'usage du mot supplément de celui qui en est fait p. 109 (« supplément dangereux »).

Cited in De la grammatologie p.218

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1548

B. Gagnebin et M. Raymond rappellent dans l'édition des Confessions que « l'Essai sur l'origine des langues a paru pour la première fois dans un volume de Traités sur la musique de J.-.J. Rousseau que publia Du Peyrou à Genève, en 1781, d'après le manuscrit qu'il détenait et qu'il a légué à la Bibliothèque de Neuchâtel (N° 7835) ».

Cited in De la grammatologie p.235

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1548

« Enfin, ajoutent-ils, la matière même de l'Essai suppose des connaissances et une maturité de pensée que Rousseau n'avait pas acquises en 1750 ».

Cited in De la grammatologie p.235

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 154

« Je ne crois pas avoir aucune contradiction à craindre, en accordant à l'homme la seule vertu Naturelle qu'ait été forcé de reconnaître le Détracteur le plus outré des vertus humaines. Je parle de la Pitié, disposition convenable à des êtres aussi faibles, et sujets à autant de maux que nous le sommes ; vertu d'autant plus universelle et d'autant plus utile à l'homme, qu'elle précède en lui l'usage de toute réflexion, et si Naturelle que les Bêtes mêmes en donnent quelquefois des signes sensibles. »

Cited in De la grammatologie p.237

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1330-1331

Il s'agit du contenu philosophique du chapitre IX « Formation des langues méridionales ». C'est au sujet de ce chapitre fondamental que R. Derathé et J. Starobinski se séparent. Ils ne se sont certes jamais opposés directement sur ce point. Mais ils lui consacrent l'un et l'autre une note et cette confrontation doit nous aider à éclairer notre problème.

Cited in De la grammatologie p.237

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 154

« Je ne crois pas avoir aucune contradiction à craindre, en accordant à l'homme la seule vertu Naturelle qu'ait été forcé de reconnaître le Détracteur le plus outré des vertus humaines ».

Cited in De la grammatologie p.237

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 155

« Tel est le pur mouvement de la Nature, antérieur à toute réflexion : telle est la force de la pitié naturelle, que les mœurs les plus dépravées ont encore peine à détruire... Mandeville a bien senti qu'avec toute leur morale les hommes n'eussent jamais été que des monstres, si la Nature ne leur eût donné la pitié à l'appui de la raison... » « Il est donc bien certain que la pitié est un sentiment naturel, qui modérant dans chaque individu l'activité de l'amour de soi-même, concourt à la conservation mutuelle de toute l'espèce. C'est elle, qui nous porte sans réflexion au secours de ceux que nous voyons souffrir : c'est elle qui, dans l'état de Nature, tient lieu de Loi, de mœurs et de vertu, avec cet avantage que nul n'est tenté de désobéir à sa douce voix ».

Cited in De la grammatologie p.238

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 154

Les exemples choisis par Rousseau ne nous sont pas indifférents : « Sans parler de la tendresse des Mères pour leurs petits, et des périls qu'elles bravent, pour les en garantir, on observe tous les jours la répugnance qu'ont les Chevaux à fouler aux pieds un Corps vivant ; Un animal ne passe point sans inquiétude auprès d'un animal mort de son Espèce : Il y en a même qui leur donnent une sorte de sépulture ; Et les tristes mugissements du Bétail entrant dans une Boucherie, annoncent l'impression qu'il reçoit de l'horrible spectacle qui le frappe. On voit avec plaisir l'auteur de la Fable des abeilles, forcé de reconnaître l'homme pour un Etre compatissant et sensible, sortir dans l'exemple qu'il en donne, de son style froid et subtil, pour nous offrir la pathétique image d'un homme enfermé qui aperçoit au dehors une Bête féroce, arrachant un Enfant du sein de sa Mère, brisant sous sa dent meurtrière les faibles membres, et déchirant de ses ongles les entrailles de cet Enfant. Quelle affreuse agitation n'éprouve point ce témoin d'un événement auquel il ne prend aucun intérêt personnel ? Quelles angoisses ne souffre-t-il pas à cette vue, de ne pouvoir porter aucun secours à la Mère évanouie, ni à l'Enfant expirant ? Tel est le pur mouvement de la Nature, antérieur à toute réflexion... ».

Cited in De la grammatologie p.238

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 156

Si la pitié modère « l'activité de l'amour de soi » (second Discours, p. 156), c'est peut-être moins en s'y opposant qu'en l'exprimant de manière détournée, en la différant, puisque cette modération « concourt à la conversation mutuelle de l'espèce » (ibid).

Cited in De la grammatologie p.240

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 157

« Parmi les passions qui agitent le cœur de l'homme, il en est une ardente, impétueuse, qui rend un sexe nécessaire à l'autre ; passion terrible qui brave tous les dangers, renverse tous les obstacles, et qui, dans ses fureurs, semble propre à détruire le Genre-humain, qu'elle est destinée à conserver. Que deviendront les hommes en proie à cette rage effrénée et brutale, sans pudeur, sans retenue, et se disputant chaque jour leurs amours au prix de leur sang? » Discours, p. 157.

Cited in De la grammatologie p.241

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 158

C'est « un sentiment factice ; né de l'usage de la société, et célébré par les femmes avec beaucoup d'habileté et de soin pour établir leur empire, et rendre dominant le sexe qui devrait obéir » (p. 158).

Cited in De la grammatologie p.241

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 157

Or il faut « distinguer le moral du Physique dans l'amour » (second Discours, p. 157).

Cited in De la grammatologie p.244

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 157-158

« Le Physique est ce désir général qui porte un sexe à s'unir à l'autre ; le moral est ce qui détermine ce désir et le fixe sur un seul objet exclusivement, ou qui du moins lui donne pour cet objet préféré un plus grand degré d'énergie » (p. 158).

Cited in De la grammatologie p.244

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 159

A quoi le reconnaît-on ? En particulier à ce qu'elle ne peut s'expliquer par la rareté des femelles ou par « les intervalles exclusifs durant lesquels la femelle refuse constamment l'approche du mâle », ce qui, note Rousseau, « revient à la première cause ; car si chaque femelle ne souffre le mâle que durant deux mois de l'année, c'est à cet égard comme si le nombre des femelles était moindre des cinq sixièmes : Or, aucun de ces deux cas n'est applicable à l'espèce humaine où le nombre des femelles surpasse généralement celui des mâles, et où l'on n'a jamais observé que même parmi les Sauvages les femelles aient, comme celles des autres espèces, des temps de chaleur et d'exclusion ».

Cited in De la grammatologie p.247

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1335-1336

Sur les rapports de ces thèmes avec des thèmes opposés ou apparentés de Voltaire, Buffon ou Pufendorf, voir les notes de l'édition de la « Pléiade » pp. 158-159.

Cited in De la grammatologie p.247

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 12

Novalis avait peut-être vu plus profondément et au-delà de ce que Rousseau appelle lui-même, au début des Confessions (p. 12), son « caractère efféminé » : « Les philosophèmes de Rousseau sont absolument parlant une philosophie féminine ou une théorie de la féminité ». Encyclopédie, tr. M. de Gandillac (éd. de Minuit, p. 361).

Cited in De la grammatologie p.248

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1330-1331

« L'importance de l'élan spontané de la pitié, fondement irraisonné de la morale, a été indiqué par Rousseau dès la Préface du Discours ; cf. p. 126 et n. 1. Dans cette partie du Discours, puis dans l'Emile, Rousseau ne cesse d'affirmer que la pitié est une vertu qui « précède l'usage de toute réflexion ». Tel est l'état définitif de la pensée de Rousseau à ce sujet. Or l'Essai sur l'origine des langues, ch. IX, formule sur ce point des idées assez différentes, ce qui permettrait peut-être d'attribuer à ce texte (ou tout au moins à ce chapitre) une date antérieure à la mise au point du Discours sur l'origine de l'inégalité. Dans l'Essai, Rousseau n'admet pas la possibilité d'un élan de sympathie irréfléchie, et paraît plus enclin à soutenir l'idée hobbienne de la guerre de tous contre tous : « Ils n'étaient liés par aucune idée de fraternité commune ; et, n'ayant aucun arbitre que la force, ils se croyaient ennemis les uns des autres... Un homme abandonné seul sur la face de la terre, à la merci du genre humain, devait être un animal féroce... Les affections sociales ne se développent en nous qu'avec nos lumières. La pitié, bien que naturelle au cœur de l'homme, resterait éternellement inactive sans l'imagination qui la met en jeu. Comment nous laissons-nous émouvoir à la pitié ? En nous transportant hors de nous-mêmes ; en nous identifiant avec l'être souffrant. Nous ne souffrons qu'autant que nous jugeons qu'il souffre... Celui qui n'a jamais réfléchi ne peut être ni clément, ni juste ni pitoyable ; il ne peut pas non plus être méchant et vindicatif ». Cette conception plus intellectualiste de la pitié se rapproche de la pensée de Wollaston... ».

Cited in De la grammatologie p.249

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 141

« Tout animal a des idées, puisqu'il a des sens, il combine même ses idées jusqu'à un certain point, et l'homme ne diffère à cet égard de la Bête que du plus au moins : Quelques Philosophes ont même avancé qu'il y a plus de différence de tel homme à tel homme que de tel homme à telle bête ; Ce n'est donc pas tant l'entendement qui fait parmi les animaux la distinction spécifique de l'homme que sa qualité d'agent libre. » (Second Discours, p. 141).

Cited in De la grammatologie p.250

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 142

« Il y a une autre qualité très spécifique qui les distingue [l'homme et l'animal], et sur laquelle il ne peut y avoir de contestation, c'est la faculté de se perfectionner » (p. 142).

Cited in De la grammatologie p.250

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 143

« Les seuls biens qu'il [l'animal] connaisse dans l'Univers sont la nourriture, une femelle et le repos ; les seuls maux qu'il craigne, sont la douleur et la faim. Je dis la douleur, et non la mort ; car jamais l'animal ne saura ce que c'est que mourir, et la connaissance de la mort, et de ses terreurs, est une des premières acquisitions que l'homme ait faites, en s'éloignant de la condition animale. » (Second Discours, p. 143.)

Cited in De la grammatologie p.252

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 143

Notons-le au passage : toute la théorie rousseauiste du théâtre fait aussi communiquer dans la représentation le pouvoir d'identification — la pitié — avec la faculté de l'imagination. Si l'on songe maintenant que Rousseau donne le nom de terreur à la crainte de la mort (Discours, p. 143), on tient d'ensemble tout le système qui organise les concepts de terreur et de pitié d'une part, de scène tragique, de représentation, d'imagination et de mort d'autre part. On comprend alors sur cet exemple l'ambivalence du pouvoir d'imaginer : il ne surmonte l'animalité et ne suscite la passion humaine qu'en ouvrant la scène et l'espace de la représentation théâtrale. Il inaugure la perversion dont la possibilité est elle-même inscrite dans la notion de perfectibilité.

Cited in De la grammatologie p.253

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Dialogues in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 815-816

« Enfin tel est en nous l'empire de l'imagination et telle en est l'influence, que d'elle naissent non seulement les vertus et les vices, mais les biens et les maux... » (Dialogues, pp. 815-816).

Cited in De la grammatologie p.254

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Dialogues in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 815

Et si « certains pervertissent l'usage de cette faculté consolatrice » (ibid), c'est encore par le pouvoir de l'imagination.

Cited in De la grammatologie p.254

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 146

Et elle risque sans cesse de « commettre la faute de ceux qui, raisonnant sur l'état de nature, y transportent les idées prises dans la société... ». (Second Discours, p. 146.)

Cited in De la grammatologie p.258

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 476

Cf. aussi p. 152 et le fragment sur l'état de nature : « Tant que les hommes gardèrent leur première innocence, ils n'eurent pas besoin d'autre guide que la voix de la nature ; tant qu'ils ne devinrent pas méchants, ils furent dispensés d'être bons » (p. 476).

Cited in De la grammatologie p.259

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 153-154

« N'allons pas surtout conclure avec Hobbes que pour n'avoir aucune idée de la bonté, l'homme soit naturellement méchant, qu'il soit vicieux parce qu'il ne connaît pas la vertu, ... Hobbes n'a pas vu que la même cause qui empêche les Sauvages d'user de leur raison, comme le prétendent nos Jurisconsultes, les empêche en même temps d'abuser de leurs facultés, comme il le prétend lui-même ; de sorte qu'on pourrait dire que les Sauvages ne sont pas méchants précisément, parce qu'ils ne savent pas ce que c'est qu'être bons ; car ce n'est ni le développement des lumières, ni le frein de la Loi, mais le calme des passions et l'ignorance du vice qui les empêche de mal faire ; tanto plus in illis proficit vitiorum ignoratio, quam in his cognitio virtutis. »

Cited in De la grammatologie p.259

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 152

Cf. aussi p. 152 et le fragment sur l'état de nature : « Tant que les hommes gardèrent leur première innocence, ils n'eurent pas besoin d'autre guide que la voix de la nature ; tant qu'ils ne devinrent pas méchants, ils furent dispensés d'être bons » (p. 476).

Cited in De la grammatologie p.259

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 156

C'est pourquoi la maxime de la bonté naturelle « Fais à autrui comme tu veux qu'on te fasse » doit être tempérée par cette autre maxime, « bien moins parfaite, mais plus utile peut-être que la précédente : « Fais ton bien avec le moindre mal d'autrui qu'il est possible. » (Second Discours, p. 156.) Celle-ci est mise « au lieu » de celle-là.

Cited in De la grammatologie p.260

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 560

« Outre ces deux livres et mon Dictionnaire de Musique, auquel je travaillais toujours de temps en temps, j'avais quelques autres écrits de moindre importance, tous en état de paraître et que je me proposais de donner encore, soit séparément, soit avec mon recueil général si je l'entreprenais jamais. Le principal de ces écrits dont la plupart sont encore en manuscrit dans les mains de Du Peyrou, était un Essai sur l'origine des langues que je fis lire à M. de Malesherbes et au chevalier de Lorenzy, qui m'en dit du bien. Je comptais que toutes ces productions rassemblées me vaudraient au moins tous frais faits un capital de huit à dix mille francs, que voulais placer en rente viagère tant sur ma tête que sur celle de Thérèse ; après quoi nous irions, comme je l'ai dit, vivre ensemble au fond de quelque Province... » (P. 560.)

Cited in De la grammatologie p.263

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1548

Malesherbes lui avait conseillé de publier l'Essai à part.

Cited in De la grammatologie p.263

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 334

L'égarement du cœur qui le conduit à persécuter Rousseau ne peut devenir erreur théorique qu'en l'assourdissant à l'âme de la musique : la mélodie et non l'harmonie ;

Cited in De la grammatologie p.290

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 31

« à ce travail de contrebande ».

Cited in De la grammatologie p.294

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 32

C'est dans ce passage du premier livre qui explique « comment j'ai appris à convoiter en silence, à me cacher, à dissimuler, à mentir et à dérober, enfin... » (p. 32).

Cited in De la grammatologie p.295

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 31

Un peu plus haut, le passage suivant, qui nous paraît, pour plusieurs raisons, devoir être ici relu : « Le métier ne me déplaisait pas en lui-même ; j'avais un goût vif pour le dessin ; le jeu du burin m'amusait assez, et comme le talent du graveur pour l'horlogerie est très borné, j'avais l'espoir d en atteindre la perfection. J'y serais parvenu peut-être si la brutalité de mon maître et la gêne excessive ne m'avaient rebuté du travail. Je lui dérobais mon temps, pour l'employer en occupations du même genre, mais qui avaient pour moi l'attrait de la liberté. Je gravais des espèces de médailles pour nous servir à moi et à mes camarades d'ordre de chevalerie. Mon maître me surprit à ce travail de contrebande, et me roua de coups, disant que je m'exerçais à faire de la fausse monnaie, parce que nos médailles avaient les armes de la République. Je puis bien jurer que je n'avais nulle idée de la fausse monnaie, et très peu de la véritable. Je savais mieux comment se faisaient les As romains que nos pièces de trois sous. »

Cited in De la grammatologie p.295

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 146

Rousseau regrette que Condillac suppose ce qu'il faut précisément mettre en question à l'origine, à savoir « une sorte de société déjà établie entre les inventeurs du langage ».

Cited in De la grammatologie p.301

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 146

C'est « la faute de ceux qui, raisonnant sur l'état de rature, y transportent les idées prises dans la société ».

Cited in De la grammatologie p.301

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 142-143

(« L'homme sauvage, livré par la nature au seul instinct, ou plutôt dédommagé de celui qui lui manque peut-être par des facultés capables d'y suppléer d'abord et de l'élever ensuite fort au-dessus de celle-là, commencera donc par les fonctions purement animales. » Nous soulignons)

Cited in De la grammatologie p.301

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 143

« Quoi qu'en disent les moralistes, l'entendement humain doit beaucoup aux passions... Les passions à leur tour tirent leur origine de nos besoins ».

Cited in De la grammatologie p.302

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 143-144

« Il me serait aisé, si cela m'était nécessaire, d'appuyer ce sentiment par les faits, et de faire voir, que chez toutes les Nations du monde les progrès de l'Esprit se sont précisément proportionnés aux besoins que les Peuples avaient reçus de la Nature, ou auxquels les circonstances les avaient assujettis, et par conséquent aux passions qui les portaient à pourvoir à ces besoins. Je montrerais en Egypte les arts naissants, et s'étendant avec le débordement du Nil ; je suivrais leurs progrès chez les Grecs, où l'on les vit germer, croître et s'élever jusqu'aux Cieux parmi les Sables et Rochers de l'Attique, sans pouvoir prendre racine sur les Bords fertiles de l'Eurotas ; je remarquerais qu'en général les Peuples du Nord sont plus industrieux que ceux du Midi, parce qu'ils peuvent moins se passer de l'être ; comme si la Nature voulait ainsi égaliser les choses, en donnant aux Esprits la fertilité qu'elle refuse à la Terre. » (Pp. 143-144. Nous soulignons.)

Cited in De la grammatologie p.302

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 529

Trois sortes de besoins y sont distingués : ceux qui « tiennent à la subsistance » et à la « conservation » (nourriture, sommeil) ; ceux qui tiennent au « bien-être », qui « ne sont proprement que des appétits, mais quelquefois si violents, qu'ils tourmentent plus que les vrais besoins » (« luxe de sensualité, de mollesse, l'union des sexes et tout ce qui flatte nos sens ») :

Cited in De la grammatologie p.303

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 530

« un troisième ordre de besoins qui, nés après les autres, ne laissent pas de primer enfin sur tous, sont ceux qui viennent de l'opinion. »

Cited in De la grammatologie p.303

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 530

« Ainsi tout se réduit d'abord à la subsistance, et par-là l'homme tient à tout ce qui l'environne. Il dépend de tout, et il devient ce que tout ce dont il dépend le force d'être. Le climat, le sol, l'air, l'eau, les productions de la terre et de la mer, forment son tempérament, son caractère, déterminent ses goûts, ses passions, ses travaux, ses actions de toute espèce. » L'explication naturelle ne vaut pas pour des atomes de culture mais pour le fait social total : « Si cela n'est pas exactement vrai des individus, il l'est incontestablement des peuples... Avant donc que d'entamer l'histoire de notre espèce, il faudrait commencer par examiner son séjour et toutes les variétés qui s'y trouvent » (p. 530).

Cited in De la grammatologie p.303

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 151

« Quant à moi, effrayé des difficultés qui se multiplient, et convaincu de l'impossibilité presque démontrée que les Langues aient pu naître et s'établir par des moyens purement humains, je laisse à qui voudra l'entreprendre, la discussion de ce difficile Problème, lequel a été le plus nécessaire de la Société déjà liée à l'institution des Langues, ou des langues déjà inventées, à l'établissement de la Société ». (p. 151).

Cited in De la grammatologie p.315

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 146

C'est toujours dans la première partie, immédiatement après la critique de Condillac et de ceux qui, « raisonnant sur l'état de nature, y transportent les idées prises dans la société ».

Cited in De la grammatologie p.316

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 147

Et il propose un saut : « Supposons cette première difficulté vaincue. Franchissons pour un moment l'espace immense qui dut se trouver entre le pur état de Nature et le besoin des Langues ; et cherchons, en les supposant nécessaires, comment elles purent commencer à s'établir. Nouvelle difficulté encore pire que la précédente... » (p. 147).

Cited in De la grammatologie p.316

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1327-1328

Sur ces problèmes, nous renvoyons à l'édition du second Discours dans la « Pléiade » par J. Starobinski (notamment à la note 1 de la p. 151) et aux belles analyses qu'il consacre au thème du signe dans La transparence et l'obstacle (p. 169 sq).

Cited in De la grammatologie p.319

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 148

« Le premier langage de l'homme, le langage le plus universel, le plus énergique, et le seul dont il eut besoin avant qu'il fallût persuader des hommes assemblés, est le cri de la Nature... Quand les idées des hommes commencèrent à s'étendre et à se multiplier, et qu'il s'établit entre eux une communication plus étroite, ils cherchèrent des signes plus nombreux et un langage plus étendu : Ils multiplièrent les inflexions de la voix, et y joignirent les gestes, qui, par leur Nature, sont plus expressifs, et dont le sens dépend moins d'une détermination antérieure ». (P. 148. Nous soulignons.)

Cited in De la grammatologie p.321

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 148-149

« Mais comme le geste n'indique guère que les objets présents ou faciles à décrire et les actions visibles ; qu'il n'est pas d'un usage universel, puisque l'obscurité, ou l'interposition d'un corps le rendent inutile, et qu'il exige l'attention plutôt qu'il ne l'excite ; on s'avisa enfin de lui substituer les articulations de la voix, qui, sans avoir le même rapport avec certaines idées, sont plus propres à les représenter toutes, comme signes institués ; substitution qui ne put se faire que d'un commun consentement et d'une manière assez difficile à pratiquer pour des hommes dont les organes grossiers n'avaient encore aucun exercice, et plus difficile encore à concevoir en elle-même, puisque cet accord unanime dut être motivé, et que la parole paraît avoir été fort nécessaire pour établir l'usage de la parole. » (Pp. 148-149. Nous soulignons.)

Cited in De la grammatologie p.321

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1047

Rousseau dit aussi dans les Rêveries que le silence « offre une image de la mort » (p. 1047).

Cited in De la grammatologie p.322

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1046

C'est bien cet accord, cette ressemblance du divin et de l'humain qui l'inspire lorsqu'il rêve, dans les Rêveries, de cette expérience d'un temps réduit à la présence, « où le présent dure toujours sans néanmoins marquer sa durée et sans aucune trace de succession ».

Cited in De la grammatologie p.339

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1046

« A peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le cœur puisse véritablement nous dire : Je voudrais que cet instant durât toujours. »

Cited in De la grammatologie p.339

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1045

Nous nous contenterons de renvoyer aux notes et à la bibliographie données par les éditeurs des Rêveries dans la « Pléiade » (p. 1045 sq).

Cited in De la grammatologie p.339

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1047

« De quoi jouit-on dans une pareille situation ? De rien d'extérieur à soi, de rien sinon de soi-même et de sa propre existence, tant que cet état dure on se suffit à soi-même comme Dieu. »

Cited in De la grammatologie p.340

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1047

« Il n'y faut ni un repos absolu ni trop d'agitation, mais un mouvement uniforme et modéré qui n'ait ni secousses ni intervalles. Sans mouvement la vie n'est qu'une léthargie. Si le mouvement est inégal ou trop fort il réveille... Le mouvement qui ne vient pas du dehors se fait alors au dedans de nous. »

Cited in De la grammatologie p.340

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1047

« Si le mouvement est inégal ou trop fort, il réveille ; en nous rappelant aux objets environnants, il détruit le charme de la rêverie, et nous arrache d'au dedans de nous pour nous remettre à l'instant sous le joug de la fortune et des hommes et nous rendre au sentiment de nos malheurs. Un silence absolu porte à la tristesse. Il offre une image de la mort. »

Cited in De la grammatologie p.340

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1047

« Mais un infortuné qu'on a retranché de la société humaine et qui ne peut plus rien faire ici bas d'utile et de bon pour autrui ni pour soi, peut trouver dans cet état à toutes les félicités humaines des dédommagements que la fortune et les hommes ne lui sauraient ôter. Il est vrai que ces dédommagements ne peuvent être sentis par toutes les âmes ni dans toutes les situations. Il faut que le cœur soit en paix et qu'aucune passion n'en vienne troubler le calme. »

Cited in De la grammatologie p.340

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 159-160

L' « homme sauvage » du Discours erre dans les forêts « sans industrie, sans parole, sans domicile ».

Cited in De la grammatologie p.343

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 160

Elle était la condition indispensable de ce processus des générations que reconnaît aussi le Discours (« les générations se multipliaient inutilement »).

Cited in De la grammatologie p.343

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

« Les véritables langues n'ont point une origine domestique, il n'y a qu'une convention plus générale et plus durable qui les puisse établir. Les sauvages de l'Amérique ne parlent presque jamais que hors de chez eux ; chacun garde le silence dans sa cabane, il parle par signes à sa famille ; et ces signes sont peu fréquents, parce qu'un sauvage est moins inquiet, moins impatient, qu'un Européen, qu'il n'a pas tant de besoins, et qu'il prend soin d'y pourvoir lui-même. »

Cited in De la grammatologie p.343

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 123

Moment où l'homme, n'appartenant plus à l'état de pure nature (qui, dit bien le Discours, « n'existe plus, qui n'a peut-être point existé, qui probablement n'existera jamais, et dont il est pourtant nécessaire d'avoir des notions justes, pour bien juger de notre état présent » « Préface »), ou presque, se tient encore en-deçà de la société, ou presque.

Cited in De la grammatologie p.344

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 173

Discours : « L'invention des autres arts fut donc nécessaire pour forcer le Genre-humain de s'appliquer à celui de l'agriculture » (p. 173).

Cited in De la grammatologie p.344

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 146

Bien qu'il aiguise davantage la césure entre l'état de pure nature et l'état de la société naissante, le Discours n'en multiplie pas moins les allusions « aux peines inconcevables et au temps infini qu'a dû coûter la première invention des Langues » (p. 146), au « temps qui s'écoule », au « progrès presque insensible des commencements » ;

Cited in De la grammatologie p.346

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 167

« car plus les événements étaient lents à se succéder, plus ils sont prompts à décrire ». (p. 167. Remarque que Voltaire avait jugée « ridicule ». Voir la note de l'éditeur dans la « Pléiade ».)

Cited in De la grammatologie p.346

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 531

« Si l'écliptique se fût confondu avec l'équateur, peut-être n'y eût-il jamais eu d'émigration de peuple, et chacun, faute de pouvoir supporter un autre climat que celui où il était né, n'en serait jamais sorti. Incliner du doigt l'axe du monde ou dire à l'homme : Couvre la terne et sois sociable, ce fut la même chose pour Celui qui n'a besoin ni de main pour agir ni de voix pour parler » (p. 531).

Cited in De la grammatologie p.349

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 162

« Après avoir prouvé que l'Inégalité est à peine sensible dans l'état de Nature, et que son influence y est presque nulle, il me reste à montrer son origine et ses progrès dans les développements successifs de l'Esprit humain. Après avoir montré que la perfectibilité, les vertus sociales, et les autres facultés que l'homme Naturel avait reçues en puissance, ne pouvaient jamais se développer d'elles-mêmes, qu'elles avaient besoin pour cela du concours fortuit de plusieurs causes étrangères, qui pouvaient ne jamais naître, et sans lesquelles il fût demeuré éternellement dans sa condition primitive ; il me reste à considérer et à rapprocher les différents hasards qui ont pu perfectionner la raison humaine, en détériorant l'espèce, rendre un être méchant en le rendant sociable, et d'un terme si éloigné, amener enfin l'homme et le monde au point où nous le voyons » (p. 162).

Cited in De la grammatologie p.350

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 162-163

« Ceci me dispensera d'étendre mes réflexions sur la manière dont le laps de temps compense le peu de vraisemblance des événements ; sur la puissance surprenante des causes très légères, lorsqu'elles agissent sans relâche ; sur l'impossibilité où l'on est d'un côté de détruire certaines hypothèses, si de l'autre on se trouve hors d'état de leur donner le degré de certitude des faits ; sur ce que deux faits étant donnés comme réels à lier par une suite de faits intermédiaires, inconnus ou regardés comme tels, c'est à l'histoire, quand on l'a, de donner les faits qui les lient ; c'est à la Philosophie à son défaut, de déterminer les faits semblables qui peuvent les lier ; Enfin sur ce qu'en matière d'événements la similitude réduit les faits à un beaucoup plus petit nombre de classes différentes qu'on ne se l'imagine. Il me suffit d'offrir ces objets à la considération de mes Juges : il me suffit d'avoir fait en sorte que les Lecteurs vulgaires n'eussent pas besoin de les considérer » (pp. 162-163).

Cited in De la grammatologie p.351

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 171

« Plus on y réfléchit, plus on trouve que cet état était le moins sujet aux révolutions, le meilleur à l'homme, et qu'il n'en a dû sortir que par quelque funeste hasard qui pour l'utilité commune eût dû ne jamais arriver » (p. 171).

Cited in De la grammatologie p.351

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 531

Fragment sur les climats : « Une autre diversité qui multiplie et combine la précédente est celle des saisons. Leur succession, portant alternativement plusieurs climats en un seul, accoutume les hommes qui l'habitent à leurs impressions diverses, et les rend capables de passer et de vivre dans tous les pays dont la température se fait sentir dans le leur », (p. 531).

Cited in De la grammatologie p.353

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 347

« Je suis le premier, peut-être qui ait vu sa portée » dit Rousseau de Condillac, rappelant leurs « tête-à-tête en picnic » au moment où celui-ci « travaillait à l'Essai sur l'origine des connaissances humaines » (Confessions, p. 347).

Cited in De la grammatologie p.368

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 149-150

« Chaque objet reçut d'abord un nom particulier, sans égard aux genres et aux Espèces, que les premiers Instituteurs n'étaient pas en état de distinguer... de sorte que plus les connaissances étaient bornées, et plus le Dictionnaire devint étendu... D'ailleurs les idées générales ne peuvent s'introduire dans l'Esprit qu'à l'aide des mots, et l'entendement ne les saisit que par des propositions. C'est une des raisons pourquoi les animaux ne sauraient se former de telles idées ni jamais acquérir la perfectibilité qui en dépend... Il faut donc parler pour avoir des idées générales : car sitôt que l'imagination s'arrête, l'esprit ne marche plus qu'à l'aide du discours. Si donc les premiers Inventeurs n'ont pu donner des noms qu'aux idées qu'ils avaient déjà, il s'ensuit que les premiers substantifs n'ont jamais pu être que des noms propres. » (Pp. 149-150. Voir aussi les notes de l'éditeur.)

Cited in De la grammatologie p.378

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 149

« Quand ils commencèrent à distinguer le sujet d'avec l'attribut, et le verbe d'avec le nom, ce qui ne fut pas un médiocre effort de génie, les substantifs ne furent d'abord qu'autant de noms propres, l'infinitif fut le seul temps des verbes et à l'égard des adjectifs la notion ne s'en dut développer que fort difficilement, parce que tout adjectif est un mot abstrait, et que les abstractions sont des Opérations pénibles et peu naturelles » (p. 149).

Cited in De la grammatologie p.379

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 149

C'est le moment où il y a des mots (« les premiers mots ») qui ne fonctionnent pas encore comme ils le font « dans les langues déjà formées » et où les hommes « donnèrent d'abord à chaque mot le sens d'une proposition entière ».

Cited in De la grammatologie p.379

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Art de jouir et autres fragments in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1174

Et dans l'Art de jouir, cet aphorisme qui dit la restitution symbolique de la présence suppléée dans le passé du verbe : « En me disant, j'ai joüi, je joüis encore. »

Cited in De la grammatologie p.380

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 585

La grande affaire des Confessions, n'était-ce pas aussi de « jouir derechef quand je veux. » (p. 585) ?

Cited in De la grammatologie p.380

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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 143

« Nous ne cherchons à connaître, que parce que nous désirons de jouir. » (Second Discours, p. 143.)

Cited in De la grammatologie p.380

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 478

« Le temps des plus honteux dérèglements et des plus grandes misères de l'homme fut celui où de nouvelles passions ayant étouffé les sentiments naturels, l'entendement humain n'avait pas fait encore assez de progrès pour suppléer par les maximes de la sagesse aux mouvements de la nature. »

Cited in De la grammatologie p.402

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 479

A quelle logique Rousseau obéit-il en justifiant ainsi la nécessité d'une représentation qu'il condamne simultanément ? A la logique, précisément, de la représentation ; à mesure qu'elle aggrave son mal, qu'elle devient plus représentative, la représentation restitue ce qu'elle dérobe : la présence du représenté. Logique selon laquelle il faut s'efforcer de « tirer du mal même le remède qui doit le guérir » (Fragment sur L'état de nature p. 479)

Cited in De la grammatologie p.402

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Discours sur l'économie politique in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 250

C'est ainsi que le Discours sur l'économie politique, définit « la volonté générale, source et supplément de toutes les lois, et qui doit toujours être consultée à leur défaut » (p. 250. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.402

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Discours sur l'économie politique in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 248

La volonté générale, cette « voix céleste » (Discours sur l'économie politique, p. 248) est donc le supplément de la nature.

Cited in De la grammatologie p.403

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Discours sur l'économie politique in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 253

C'est alors une mauvaise nature, « c'est alors qu'à la voix du devoir qui ne parle plus dans les cœurs, les chefs sont forcés de substituer le cri de la terreur ou le leurre d'un intérêt apparent » (p. 253. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.403

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Fragments Politiques in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 520

Ibid. On lira aussi, dans les Fragments politiques : « L'or et l'argent, n'étant que les signes représentatifs des matières contre lesquelles ils sont échangés, n'ont proprement aucune valeur absolue... » « Quoique l'argent n'ait par lui-même aucune valeur réelle, il en prend une, par convention tacite, dans chaque pays où il est en usage... » (p. 520)

Cited in De la grammatologie p.405

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 37

C'est précisément au début du chapitre XV sur les députés ou représentants que le Contrat social (L. III) condamne l'argent comme pouvoir d'asservissement : « Donnez de l'argent et bientôt vous aurez des fers. » Cf. aussi J. Starobinski, La transparence et l'obstacle, p. 129 sq. et la note 3 des éditeurs à la p. 37 des Confessions (Pléiade I).

Cited in De la grammatologie p.405

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Citation

Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 237

Avec la Logique de Port-Royal, l'Essai de Locke, Malebranche et Descartes, Leibniz fut une des premières lectures philosophiques de Rousseau.

Cited in De la grammatologie p.410

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 7

« Je coûtai la vie à ma mère ; et ma naissance fut le premier de mes malheurs » (Confessions p. 7).

Cited in De la grammatologie p.417

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 1004-1005

Après qu'un « gros chien danois » eut renversé Jean-Jacques, dans la deuxième Promenade ; lorsque après « la chute » qui l'avait précipité (« ma tête avait donné plus bas que mes pieds »), il faut d'abord lui réciter l' « accident » qu'il n'a pas pu vivre ; lorsqu'il nous explique ce qui se passe au moment où, dit-il par deux fois, « je revins à moi », « je repris connaissance », c'est bien l'éveil comme réveil à la pure présence qu'il décrit, toujours selon le même modèle :

Cited in De la grammatologie p.418

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1005

« L'état auquel je me trouvai dans cet instant est trop singulier pour n'en pas faire ici la description. La nuit s'avançait. J'aperçus le ciel, quelques étoiles, et un peu de verdure. Cette première sensation fut un moment délicieux. Je ne me sentais encore que par là. Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais. Tout entier au moment présent, je ne me souvenais de rien ; je n'avais nulle notion distincte de mon individu, pas la moindre idée de ce qui venait de m'arriver ; je ne savais ni qui j'étais ni où j'étais ; je ne sentais ni mal, ni crainte, ni inquiétude. »

Cited in De la grammatologie p.418

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1005

« Je voyais couler mon sang comme j'aurais vu couler un ruisseau, sans songer seulement que ce sang m'appartînt en aucune sorte. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant auquel chaque fois que je me le rappelle je ne trouve rien de comparable dans l'activité des plaisirs connus. » (P. 1005.)

Cited in De la grammatologie p.419

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Dialogues in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

pp. 850-851

Car l'éveil de la présence nous projette ou nous rejette immédiatement hors de la présence où nous sommes « conduits... par ce vif intérêt, prévoyant et pourvoyant qui... jette toujours loin du présent, et qui n'est rien pour l'homme de la nature » (Dialogues).

Cited in De la grammatologie p.419

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Art de jouir et autres fragments in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1174

« En me disant j'ai joüi, je joüis encore ».

Cited in De la grammatologie p.420

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Confessions in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 585

« Sans cesse occupé de mon bonheur passé, je le rappelle et le rumine, pour ainsi dire, au point d'en jouir derechef quand je veux ».

Cited in De la grammatologie p.420

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Mon portrait in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 1127

« Je joüis encore du plaisir qui n'est plus »

Cited in De la grammatologie p.420

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Rêveries du promeneur solitaire in Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. I

Jean-Jacques Rousseau

p. 999

« Je fixerai par l'écriture celles [les « contemplations charmantes »] qui pourront me venir encore : chaque fois que je les relirai m'en rendra la jouissance » (Rêveries, p. 999).

Cited in De la grammatologie p.421