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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 46

« La langue a une tradition orale indépendante de l'écriture » (Cours de linguistique générale, Clg., p. 46).

Cited in De la grammatologie p.45

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 45

« Langage et écriture sont deux systèmes de signes distincts ; l'unique raison d'être du second est de représenter le premier » (Clg., p. 45. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.45

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 45

« L'objet linguistique n'est pas défini par la combinaison du mot écrit et du mot parlé ; ce dernier constitue à lui seul cet objet » (p. 45. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.45

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 99

« Nous proposons de consderver le mot signe pour désigner le total, et de remplacer concept et image acoustique respectivement par signifié et signifiant. »

Cited in De la grammatologie p.46

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 156

Le mot est donc déjà une unité constituée, un effet de « ce fait en quelque sorte mystérieux, que la "pensée-son" implique des divisions » (p. 156).

Cited in De la grammatologie p.46

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 47

« Il n'y a que deux systèmes d'écriture : 1. le système idéographique, dans lequel le mot est représenté par un signe unique et étranger aux sons dont il se compose. Ce signe se rapporte à l'ensemble du mot, et par-là, indirectement à l'idée qu'il exprime. L'exemple classique de ce système est l'écriture chinoise. 2. le système dit communément "phonétique", qui vise à reproduire la suite des sons se succédant dans le mot. Les écritures phonétiques sont tantôt syllabiques, tantôt alphabétiques, c'est-à-dire basées sur les éléments irréductibles de la parole. D'ailleurs les écritures idéographiques deviennent volontiers mixtes : certains idéogrammes, détournés de leur valeur première, finissent par représenter des sons isolés » (p. 47).

Cited in De la grammatologie p.48

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 48

« Nous bornerons notre étude au système phonétique, et tout spécialement à celui qui est en usage aujourd'hui et dont le prototype est l'alphabet grec » (p. 48).

Cited in De la grammatologie p.48

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 44

Si l'écriture n'est que la « figuration » (p. 44) de la langue, on a le droit de l'exclure de l'intériorité du système (car il faudrait croire qu'il y a ici un dedans de la langue), comme l'image doit pouvoir s'exclure sans dommage du système de la réalité.

Cited in De la grammatologie p.49

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 44

Se proposant pour thème « la représentation de la langue par l'écriture », Saussure commence ainsi par poser que l'écriture est « en elle-même étrangère au système interne » de la langue (p. 44).

Cited in De la grammatologie p.49

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 44

« Bien que l'écriture soit en elle-même étrangère au système interne, il est impossible de faire abstraction d'un procédé par lequel la langue est sans cesse figurée ; il est nécessaire d'en connaître l'utilité, les défauts et les dangers » (p. 44).

Cited in De la grammatologie p.50

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 45

C'est qu'il s'agit, plutôt que de dessiner, de protéger et même de restaurer le système interne de la langue dans la pureté de son concept contre la contamination la plus grave, la plus perfide, la plus permanente, qui n'a cessé de le menacer, de l'altérer même, au cours de ce que Saussure veut à toute force considérer comme une histoire externe, comme une série d'accidents affectant la langue et lui survenant du dehors, au moment de la « notation » (p. 45), comme si l'écriture commençait et finissait avec la notation.

Cited in De la grammatologie p.50

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 51

« L'écriture voile la vue de la langue : elle n'est pas un vêtement mais un travestissement » (p. 51).

Cited in De la grammatologie p.51

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 46

« Le lien naturel, dit Saussure, le seul véritable, celui du son » (p. 46).

Cited in De la grammatologie p.51

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 47

« L'image graphique finit par s'imposer aux dépens du son… et le rapport naturel est renversé » (p. 47).

Cited in De la grammatologie p.51

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 46

« D'abord l'image graphique des mots nous frappe comme un objet permanent et solide, plus propre que le son à constituer l'unité de la langue à travers le temps. Ce lien a beau être superficiel et créer une unité purement factice ; il est beaucoup plus facile à saisir que le lien naturel, le seul véritable, celui du son » (p. 46. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.52

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 45

Saussure : « Mais le mot écrit se mêle si intimement au mot parlé dont il est l'image qu'il finit par usurper le rôle principal » (p. 45. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.52

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 52p

Saussure : « Quand on dit qu'il faut prononcer une lettre de telle ou telle façon, on prend l'image pour le modèle… Pour expliquer cette bizarrerie, on ajoute que dans ce cas il s'agit d'une prononciation exceptionnelle. » (p. 52).

Cited in De la grammatologie p.52

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 52

Étendons notre citation pour y rendre sensibles le ton et l'affect de ces propositions théoriques. Saussure s'en prend à l'écriture : « Un autre résultat, c'est que moins l'écriture représente ce qu'elle doit représenter, plus se renforce la tendance à la prendre pour base ; les grammairiens s'acharnent à attirer l'attention sur la forme écrite. Psychologiquement, la chose s'explique très bien, mais elle a des conséquences fâcheuse. L'emploi qu'on fait des mots "prononcer" et "prononciation" est une consécration de cet abus et renverse le rapport légitime et réel existant entre l'écriture et la langue. Quand on dit qu'il faut prononcer une lettre de telle ou de telle façon, on prend l'image pour modèle. Pour que oi puisse se prononcer wa, il faudrait qu'il existât pour lui-même. En réalité, c'est wa qui s'écrit oi. » Au lieu de méditer cette étrange proposition, la possibilité d'un tel texte (« c'est wa qui s'écrit oi »), Saussure enchaîne : « Pour expliquer cette bizarrerie, on ajoute que dans ce cas il s'agit d'une prononciation exceptionnelle de o et de i ; encore une expression fausse, puisqu'elle implique une dépendance de la langue à l'égard de la forme écrite. On dirait qu'on se permet quelque chose contre l'écriture, comme si le signe graphique était la norme. » (p. 52).

Cited in De la grammatologie p.52

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 47

« On finit par oublier qu'on apprend à parler avant d'apprendre à écrire, et le rapport naturel est inversé » (p. 47).

Cited in De la grammatologie p.53

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 47

« La langue littéraire accroît encore l'importance imméritée de l'écriture. L'écriture s'arroge de ce fait une importance à laquelle elle n'a pas droit » (p. 47).

Cited in De la grammatologie p.54

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 46

Quand les linguistes s'embarrassent dans une faute théorique à ce sujet, quand ils se laissent prendre, ils sont coupables, leur faute est d'abord morale : ils ont cédé à l'imagination, à la sensibilité, à la passion, ils sont tombés dans le « piège » (p. 46) de l'écriture, se sont laissés fasciner par le « prestige de l'écriture » (ibid), de cette coutume, de cette seconde nature.

Cited in De la grammatologie p.54

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 46

Quand les linguistes s'embarrassent dans une faute théorique à ce sujet, quand ils se laissent prendre, ils sont coupables, leur faute est d'abord morale : ils ont cédé à l'imagination, à la sensibilité, à la passion, ils sont tombés dans le « piège » (p. 46) de l'écriture, se sont laissés fasciner par le « prestige de l'écriture » (ibid), de cette coutume, de cette seconde nature.

Cited in De la grammatologie p.54

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

« La langue a donc une tradition orale indépendante de l'écriture, et bien autrement fixe ; mais le prestige de la forme écrite nous empêche de le voir. »

Cited in De la grammatologie p.54

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

« Les premiers linguistes s'y sont trompés, comme avant eux les humanistes. Bopp lui-même… Ses successeurs immédiats sont tombés dans le même piège. »

Cited in De la grammatologie p.54

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 55

« Il faudrait substituer tout de suite le naturel à l'artificiel ; mais cela est impossible tant qu'on n'a pas étudié les sons de la langue ; car détachés de leurs signes graphiques, ils ne représentent plus que des notions vagues, et l'on préfère encore l'appui, même trompeur, de l'écriture. Aussi les premiers linguistes, qui ignoraient tout de la physiologie des sons articulés, sont-ils tombés à tout instant dans ces pièces : lâcher la lettre, c'était pour eux perdre pied ; pour nous, c'est un premier pas vers la vérité » (p. 55. Ouverture du chapitre sur La phonologie).

Cited in De la grammatologie p.54

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 14

« La critique philologique est en défaut sur un point : elle s'attache trop servilement à la langue écrite et oublie la langue vivante » (p. 14).

Cited in De la grammatologie p.55

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 53

« Tyrannie de la lettre », dit ailleurs Saussure (p. 53).

Cited in De la grammatologie p.55

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 53

L'action en retour de l'écriture sur la parole est « vicieuse », dit Saussure, « c'est là proprement un fait pathologique » (p. 53).

Cited in De la grammatologie p.55

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 111

« L'homme qui prétendrait composer une langue immuable, que la postérité devrait accepter telle quelle, ressemblerait à la poule qui a couvé un œuf de canard » (p. 111).

Cited in De la grammatologie p.55

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 57

« Y a-t-il lieu de substituer un alphabet phonologique à l'orthographe usuelle ? Cette question intéressante ne peut être qu'effleurée ici ; selon nous l'écriture phonologique doit rester au service des seuls linguistes. D'abord, comment faire adopter un système uniforme aux Anglais, aux Allemands, aux Français, etc. ? En outre, un alphabet applicable à toutes les langues risquerait d'être encombré de signes diacritiques ; et sans parler de l'aspect désolant que présenterait une page d'un texte pareil, il est évident qu'à force de préciser, cette écriture obscurcirait ce qu'elle veut éclaircir, et embrouillerait le lecteur. Ces inconvénients ne seraient pas compensés par des avantages suffisants. En dehors de la science, l'exactitude phonologique n'est pas très désirable » (p. 57).

Cited in De la grammatologie p.56

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 33

« C'est au psychologue à déterminer la place exacte de la sémiologie » (p. 33).

Cited in De la grammatologie p.58

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 46

Expliquer l'usurpation par le pouvoir de durée de l'écriture, par la vertu de dureté de la substance d'écriture, n'est-ce pas contredire en outre ce qui est ailleurs affirmé de la tradition orale de la langue qui serait « indépendante de l'écriture et bien autrement fixe » (p. 46) ?

Cited in De la grammatologie p.58

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 45

« La langue est indépendante de l'écriture » (p. 45), telle est la vérité de la nature.

Cited in De la grammatologie p.59

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

pp. 53-54

« Mais la tyrannie de la lettre va encore plus loin : à force de s'imposer à la masse, elle influe sur la langue et la modifie. Cela n'arrive que dans les idiomes très littéraires, où le document écrit joue un rôle considérable. Alors l'image visuelle arrive à créer des prononciations vicieuses ; c'est là proprement un fait pathologique. Cela se voit souvent en français. Ainsi pour le nom de famille Lefèvre (du latin faber), il y avait deux graphies, l'une populaire et simple, Lefèvre, l'autre savant et étymologique, Lefebvre. Grâce à la confusion de v et u dans l'ancienne écriture, Lefebvre a été lu Lefébure, avec un b qui n'a jamais existé réellement dans le mot, et un u provenant d'une équivoque. Or maintenant cette forme est réellement prononcée » (pp. 53-54).

Cited in De la grammatologie p.59

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

Elle nous explique que ce n'est pas là un « jeu naturel » et son accent est pessimiste : « Il est probable que ces déformations deviendront toujours plus fréquentes, et que l'on prononcera de plus en plus de lettres inutiles. »

Cited in De la grammatologie p.60

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

Comme chez Rousseau et dans le même contexte, la capitale est accusée : « À Paris, on dit déjà : sept femmes en faisant sonner le t. »

Cited in De la grammatologie p.60

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 54

« Darmesteter prévoit le jour où l'on prononcera même les deux lettres finales de vingt, véritable monstruosité orthographique. Ces déformations phoniques appartiennent bien à la langue, seulement elles ne résultent pas de son jeu naturel ; elles sont dues à un facteur qui lui est étranger. La linguistique doit les mettre en observation dans un compartiment spécial : ce sont des cas tératologiques » (p. 54. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.60

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 49

Il en va de même pour l'explication selon laquelle « chez la plupart des individus les impressions visuelles sont plus nettes et plus durables que les impressions acoustiques » (p. 49).

Cited in De la grammatologie p.60

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 21

Elle contredit enfin et surtout l'affirmation capitale selon laquelle « l'essentiel de la langue est étrangère au caractère phonique du signe linguistique » (p. 21).

Cited in De la grammatologie p.61

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 23

C'est ce logocentrisme qui, limitant par une mauvaise abstraction le système interne de la langue en général, empêche Saussure et la plupart de ses successeurs de déterminer pleinement et explicitement ce qu a nom « l'objet intégral et concret de la linguistique » (p. 23).

Cited in De la grammatologie p.62

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Footnote

Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 101

p. 101. Au-delà des scruples formulés par Saussure lui-même, tout un système de critiques intra-linguistiques peut être opposé à la thèse de l'« arbitraire du signe ». Cf. Jakobson, À la recherche de l'essence du langage, Diogène 51, et Martinet, La linguistique synchronique, p. 34. Mais ces critiques n'entament pas – et n'y prétendent d'ailleurs pas – l'intention profonde de Saussure visant la discontinuité et l'immotivation propres à la structure sinon à l'origine du signe.

Cited in De la grammatologie p.62

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Citation

Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 101

Outre que le phonème est l'inimaginable lui-même, et qu'aucune visibilité ne peut lui ressembler, il suffit de tenir compte de ce que dit Saussure de la différence entre le symbole et le signe (p. 101) pour ne plus comprendre comment il peut à la fois dire de l'écriture qu'elle est « image » ou « figuration » de la langue et définir ailleurs la langue et l'écriture comme « deux systèmes de signes distincts » (p. 45).

Cited in De la grammatologie p.64

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 45

Outre que le phonème est l'inimaginable lui-même, et qu'aucune visibilité ne peut lui ressembler, il suffit de tenir compte de ce que dit Saussure de la différence entre le symbole et le signe (p. 101) pour ne plus comprendre comment il peut à la fois dire de l'écriture qu'elle est « image » ou « figuration » de la langue et définir ailleurs la langue et l'écriture comme « deux systèmes de signes distincts » (p. 45).

Cited in De la grammatologie p.64

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 101

Comme le mot « arbitraire » selon Saussure, elle « ne doit pas donner l'idée que le signifiant dépend du libre choix du sujet parlant » (p. 101).

Cited in De la grammatologie p.65

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 33

« Nous la nommerons [grammatologie]… Puisqu'elle n'existe pas encore, on ne peut dire ce qu'elle sera ; mais elle a droit à l'existence, sa place est déterminée d'avance. La linguistique n'est qu'une partie de cette science générale, les lois que découvrira la [grammatologie] seront applicables à la linguistique » (p. 33).

Cited in De la grammatologie p.71

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 101

« On peut donc dire, écrit Saussure, que les signes entièrement arbitraires réalisent mieux que les autres l'idéal du procès sémiologique ; c'est pourquoi la langue, le plus complexe et le plus répandu des systèmes d'expression, est aussi le plus caractéristique de tous ; en ce sens la linguistique peut devenir le patron général de toute sémiologie, bien que la langue ne soit qu'un système particulier » (p. 101. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.72

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 33

Demandons-nous, de façon plus intérieure et plus concrète, en quoi la langue n'est pas seulement une espèce d'écriture, « comparable à l'écriture » – dit curieusement Saussure (p. 33) – mais une espèce de l'écriture.

Cited in De la grammatologie p.72

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 33

« La langue est comparable à un système de signes exprimant des idées, et par là, comparable à l'écriture, à l'alphabet des sourds-muets, aux rites symboliques, aux formes de politesse, aux signaux militaires, etc. Elle est seulement le plus important de ces systèmes » (p. 33. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.73

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 163

« Si la partie conceptuelle de la valeur est constituée uniquement par des rapports et des différences avec les autres termes de la langue, on peut en dire autant de sa partie matérielle. Ce qui importe dans le mot, ce n'est pas le son lui-même, mais les différences phoniques qui permettent de distinguer ce mot de tous les autres, car ce sont elles qui portent la signification… jamais un fragment de langue ne pourra être fondé, en dernière analyse, sur autre chose que sur sa non-coïncidence avec le reste » (p. 163).

Cited in De la grammatologie p.73

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 165

« Comme on constate un état de choses identique dans cet autre système de signes qu'est l'écriture, nous le prendrons comme terme de comparaison pour éclairer toute cette question » (p. 165).

Cited in De la grammatologie p.73

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

pp. 165-166

« Comme on constate un état de choses identique dans cet autre système de signes qu'est l'écriture, nous le prendrons comme terme de comparaison pour éclairer toute cette question. En fait : 1) Les signes de l'écriture sont arbitraires ; aucun rapport, par exemple, entre la lettre t et le son qu'elle désigne ; 2) la valeur des lettres est purement négative et différentielle ; ainsi une même personne peut écrire t avec des variantes telle que: […]. La seule chose essentielle est que ce signe ne se confonde pas sous sa plume avec celui de l, de d, etc. ; 3) les valeurs de l'écriture n'agissent que par leur opposition réciproque au sein d'un système défini, composé d'un nombre déterminé de lettres. Ce caractère, sans être identique au second, est étroitement lié avec lui, parce que tous deux dépendent du premier. Le signe graphique étant arbitraire, sa forme importe peu, ou plutôt n'a d'importance que dans les limites imposées par le système ; 4) le moyen de production du signe est totalement indifférent, car il n'intéresse pas le système (cela découle aussi du premier caractère). Que j'écrive les lettres en blanc ou en noir, en creux ou en relief, avec une plume ou un ciseau, cela est sans importance pour leur signification » (165-166).

Cited in De la grammatologie p.73

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 21

« L'essentiel de la langue, nous le verrons, est étranger au caractère phonique du signe linguistique » (p. 21).

Cited in De la grammatologie p.74

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 164

« Il est impossible que le son, élément matériel, appartienne lui-même à la langue. Il n'est pour elle qu'une chose secondaire, une matière qu'elle met en œuvre. Toutes les valeurs conventionnelles présentent ce caractère de ne pas se confondre avec l'élément tangible qui leur sert de support… » « Dans son essence, il [le signifiant linguistique] n'est aucunement phonique, il est incorporel, constitué, non par sa substance matérielle, mais uniquement par les différences qui séparent son image acoustique de toutes les autres » (p. 164).

Cited in De la grammatologie p.74

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 163

« Arbitraire et différentiel sont deux qualités corrélatives » (p. 163).

Cited in De la grammatologie p.74

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 166

« Ce qu'il y a d'idée ou de matière phonique dans un signe importe moins que ce qu'il y a autour de lui dans les autres signes » (p. 166).

Cited in De la grammatologie p.75

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 56

« La phonologie, elle – il faut le répéter – n'en est [de la science de la langue] qu'une discipline auxiliaire et ne relève que de la parole » (p. 56).

Cited in De la grammatologie p.75

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 111

« La continuité du signe dans le temps, liée à l'altération dans le temps, est un principe de la sémiologie générale ; on en trouverait confirmation dans les systèmes d'écriture, le langage de sourds-muets, etc. » (p. 111).

Cited in De la grammatologie p.75

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 98

On sait que Saussure distingue entre l'« image acoustique » et le son objectif (p. 98).

Cited in De la grammatologie p.89

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 98

Or l'« image acoustique », l'apparaître structuré du son, la « matière sensible » vécue et informée par la différance, ce que Husserl appellerait la structure hylè/morphè, distincte de toute réalité mondaine, Saussure la nomme « image psychique » : « Cette dernière [l'image acoustique] n'est pas le son matériel, chose purement physique, mais l'empreinte psychique de ce son, la représentation que nous en donne le témoignage de nos sens ; elle est sensorielle, et s'il nous arrive de l'appeler « matérielle », c'est seulement dans ce sens et par opposition à l'autre terme de l'association, le concept, généralement plus abstrait » (p. 98).

Cited in De la grammatologie p.89

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 28

Hjelmslev formule les mêmes réserves : « Chose curieuse, la linguistique, qui s'était mise en garde bien longtemps contre toute teinte de "psychologisme", semble ici, ne serait-ce que dans une certaine mesure et les proportions bien gardées, être de retour à l'"image acoustique" de F. de Saussure, et également au "concept", à condition d'interpréter ce mot en stricte conformité avec la doctrine que nous venons d'exposer, bref, reconnaître, bien qu'avec les réserves qu'il faut, que des deux côtés du signe linguistique, on est en présence d'un "phénomène entièrement psychique" (Clg. p. 28). Mais c'est plutôt une partielle coïncidence de nomenclatures qu'une analogie réelle. Les termes introduits par F. de Saussure, et les interprétations données dans le Cours, ont été abandonnés parce qu'ils prêtent à l'équivoque, et il convient de ne pas refaire les erreurs. D'ailleurs nous hésitons pour notre part devant la question de savoir dans quelle mesure les recherches que nous avons ici préconisées peuvent être considérées comme étant d'ordre psychologique : la raison est que la psychologie paraît être une discipline dont la définition laisse encore considérablement à désirer. » (« La stratification du langage », 1954, in Essais linguistiques, p. 56).

Cited in De la grammatologie p.90

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 26

« La question de l'appareil vocal est donc secondaire dans le problème du langage. Une certaine définition de ce qu'on appelle langage articulé pourrait confirmer cette idée. En latin, articulus signifie « membre, partie, subdivision dans une suite de choses » ; en matière de langage, l'articulation peut désigner ou bien la subdivision de la chaîne parlée en syllabes, ou bien la subdivision de la chaîne des significations en unités significatives… En s'attachant à cette seconde définition, on pourrait dire que ce n'est pas le langage parlé qui est naturel à l'homme, mais la faculté de constituer une langue, c'est-à-dire un système de signes distincts correspondant à des idées distinctes » (p. 26. Nous soulignons).

Cited in De la grammatologie p.92

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 169

C'est parce que « la langue est une forme et non une substance » (p. 169) que, paradoxalement, l'activité de la parole peut et doit toujours y puiser.

Cited in De la grammatologie p.95

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 166

Mais si elle est une forme, c'est parce que « dans la langue il n'y a que des différences » (p. 166).

Cited in De la grammatologie p.95

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 30

Et pourquoi Saussure dit de la langue qu'elle « n'est pas une fonction du sujet parlant » (p. 30).

Cited in De la grammatologie p.95

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

p. 103

« Les signifiants acoustiques ne disposent que de la ligne du temps ; leurs éléments se présentent l'un après l'autre ; ils forment une chaîne. Ce caractère apparaît immédiatement dès qu'on les représente par l'écriture... » « Le signifiant, étant de nature auditive, se déroule dans le temps seul et a les caractères qu'il emprunte au temps : a) il représente une étendue, et, b) cette étendue est mesurable dans une seule dimension : c'est une ligne ».

Cited in De la grammatologie p.101

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

pp. 64-65

Voir aussi tout ce qui concerne le « temps homogène », p. 64 sq.

Cited in De la grammatologie p.101

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Cours de linguistique générale

Ferdinand de Saussure

1960

Notons-le au passage : il n'est pas exclu que la littéralité du Cours, à laquelle nous avons bien dû nous référer, paraisse un jour fort suspecte, à la lumière des inédits dont on prépare actuellement la publication. Nous pensons en particulier aux Anagrammes. Jusqu'à quel point Saussure est-il responsable du Cours tel qu'il a été rédigé et donné à lire après sa mort ? La question n'est pas neuve. Faut-il préciser que, ici du moins, nous ne pouvons lui accorder aucune pertinence ? Sauf à se méprendre profondément sur la nature de notre projet, on aura perçu que, nous souciant fort peu de la pensée même de Ferdinand de Saussure lui-même, nous nous sommes intéressé à un texte dont la littéralité a joué le rôle que l'on sait depuis 1915, fonctionnant dans un système de lectures, d'influences, de méconnaissances, d'emprunts, de réfutations, etc. Ce que l'on a pu y lire — et aussi bien ce que l'on n'a pu y lire — sous le titre de Cours de linguistique générale nous importait à l'exclusion de toute intention cachée et « véritable » de Ferdinand de Saussure. Si l'on découvrait que ce texte en a occulté un autre — et l'on n'aura jamais affaire qu'à des textes —, et l'a occulté dans un sens déterminé, la lecture que nous venons de proposer n'en serait pas, du moins par cette seule raison, infirmée. Bien au contraire. Cette situation a d'ailleurs été prévue par les éditeurs du Cours, tout à la fin de leur première Préface.

Cited in De la grammatologie p.103