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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

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Footnote

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

pp. 287-323

Ce sont d'abord les Tristes tropiques, tout au long de cette « Leçon d'écriture » (ch. XVIII) dont on retrouve la substance théorique dans le second des Entretiens avec Claude Lévi-Strauss (G. Charbonnier) (Primitifs et civilisés). C'est aussi l'Anthropologie structurale (Problèmes de méthode et d'enseignement, notamment dans le chapitre disant le « critère de l’authenticité » p. 400). Enfin, de manière moins directe, dans La pensée sauvage, sous un titre séduisant, Le temps retrouvé.

Cited in De la grammatologie p.147

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Quotation

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 327

La pensée sauvage, p. 327

Cited in De la grammatologie p.148

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Footnote

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 169

cf. aussi p. 169.

Cited in De la grammatologie p.148

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Quotation

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

pp. 26-27

il annonce très précisément ce qui, plus de dix ans après, nous sera dit du « bricolage », des outils comme « moyens de bord », « conservés en vertu du principe que « ça peut toujours servir ». « Comme le bricolage sur le plan technique, la réflexion mythique peut atteindre, sur le plan intellectuel, des résultats brillants et imprévus. Réciproquement, on a souvent noté le caractère mythopoétique du bricolage » (p. 26 sq.).

Cited in De la grammatologie p.149

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 327

« … ce ne serait pas assez d'avoir résorbé des humanités particulières dans une humanité générale ; cette première entreprise en amorce d'autres que Rousseau [dont Lévi-Strauss vient de louer la "clairvoyance habituelle"] n'aurait pas aussi volontiers admises et qui incombent aux sciences exactes et naturelles : réintégrer la culture dans la nature, et finalement, la vie dans l'ensemble de ses conditions physico-chimiques » (p. 327).

Cited in De la grammatologie p.150

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 240

« Nous sommes donc en présence de deux types extrêmes de noms propres, entre lesquels existent toute une série d'intermédiaires. Dans un cas, le nom est une marque d'identification, qui confirme, par application d'une règle, l'appartenance de l'individu qu'on nomme à une classe préordonnée (un groupe social dans un système de groupes, un statut natal dans un système de statuts) ; dans l'autre cas, le nom est une libre création de l'individu qui nomme et qui exprime, au moyen de celui qu'il nomme, un état transitoire de sa propre subjectivité. Mais peut-on dire que, dans l'un ou l'autre cas, on nomme véritablement ? Le choix, semble-t-il, n'est qu'entre identifier l'autre en l'assignant à une classe, ou, sous couvert de lui donner un nom, de s'identifier soi-même à travers lui. On ne nomme donc jamais : on classe l'autre, si le nom qu'on lui donne est fonction des caractères qu'il a, ou on se classe soi-même si, se croyant dispensé de suivre une règle, on nomme l'autre "librement" : c'est-à-dire en fonction des caractères qu'on a. Et le plus souvent, on fait les deux choses à la fois ». (p. 240).

Cited in De la grammatologie p.155

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Footnote

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

pp. 287-323

Cf. aussi « L'individu comme espèce » et « Le temps retrouvé » (ch. VII et VIII)

Cited in De la grammatologie p.155

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

pp. 285-286

« Dans chaque système, par conséquent, les noms propres représentent des quanta de signification au-dessous desquels on ne fait plus rien que montrer. Nous atteignons ainsi à la racine l'erreur parallèle commise par Peirce et par Russell, le premier en définissant le nom propre comme un "index", le second en croyant découvrir le modèle logique du nom propre dans le prénom démonstratif. C'est admettre, en effet, que l'acte de nommer se situe dans un continu où s'accomplirait insensiblement le passage de l'acte de signifier à celui de montrer. Au contraire, nous espérons avoir établi que ce passage est discontinu, bien que chaque culture en fixe autrement les seuils. Les sciences naturelles situent leur seuil au niveau de l'espèce, de la variété, ou de la sous-variété, selon les cas. Ce seront donc des termes de généralité différente qu'elles percevront chaque fois comme noms propres » (pp. 285-286).

Cited in De la grammatologie p.155

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 288

Peut-être faudrait-il dire de l'indication « propre » ce que Lévi-Strauss dit encore ailleurs des noms propres : « Vers le bas, le système ne connaît pas non plus de limite externe, puisqu'il réussit à traiter la diversité qualitative des espèces naturelles comme la matière symbolique d'un ordre, et que sa marche vers le concret, le spécial, et l'individuel, n'est même pas arrêtée par l'obstacle des appellations personnelles : il n'est pas jusqu'aux noms propres qui ne puissent servir de termes à une classification » (p. 288)

Cited in De la grammatologie p.155

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 242

(cf. aussi p. 242).

Cited in De la grammatologie p.155

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 242

Ce que les Nambikwara cachaient, ce que les petites filles exposent dans la transgression, ce ne sont plus des idiomes absolus, ce sont déjà des sortes de noms communs investis, des « abstraits », s'il est vrai, comme on pourra lire dans La pensée sauvage (p. 242), que les « systèmes d'appellations comportent aussi leurs "abstraits" ».

Cited in De la grammatologie p.159

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Epigraph

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 32

Sans jamais remplir son projet, le bricoleur y met toujours quelque chose de soi.

Cited in De la grammatologie p.168

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Footnote

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 22

Sur ce thème du hasard, présent dans Race et histoire (pp. 256-271) et dans La pensée sauvage, cf. surtout les Entretiens (pp. 28-29) : en développant longuement l'image du joueur à la roulette, Lévi-Strauss explique que la combinaison complexe qui constitue la civilisation occidentale, avec son type d'historicité déterminée par l'usage de l'écriture, aurait très bien pu se faire dès les débuts de l'humanité, elle aurait pu se faire beaucoup plus tard, elle s'est faite à ce moment, « il n'y a pas de raison, c'est ainsi. Mais vous me direz : "Ce n'est pas satisfaisant." » Ce hasard est déterminé aussitôt après comme « acquisition de l'écriture ». C'est là une hypothèse à laquelle Lévi-Strauss reconnaît ne pas tenir mais dont il dit qu'il « faut d'abord l'avoir présent à l'esprit ». Même s'il n'implique pas la croyance au hasard (cf. La pensée sauvage, p. 22 et p. 291), un certain structuralisme doit l'invoquer pour rapporter entre elles les spécificités absolues des totalités structurelles. Nous verrons comment cette nécessité s'est aussi imposée à Rousseau.

Cited in De la grammatologie p.171

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 291

Sur ce thème du hasard, présent dans Race et histoire (pp. 256-271) et dans La pensée sauvage, cf. surtout les Entretiens (pp. 28-29) : en développant longuement l'image du joueur à la roulette, Lévi-Strauss explique que la combinaison complexe qui constitue la civilisation occidentale, avec son type d'historicité déterminée par l'usage de l'écriture, aurait très bien pu se faire dès les débuts de l'humanité, elle aurait pu se faire beaucoup plus tard, elle s'est faite à ce moment, « il n'y a pas de raison, c'est ainsi. Mais vous me direz : "Ce n'est pas satisfaisant." » Ce hasard est déterminé aussitôt après comme « acquisition de l'écriture ». C'est là une hypothèse à laquelle Lévi-Strauss reconnaît ne pas tenir mais dont il dit qu'il « faut d'abord l'avoir présent à l'esprit ». Même s'il n'implique pas la croyance au hasard (cf. La pensée sauvage, p. 22 et p. 291), un certain structuralisme doit l'invoquer pour rapporter entre elles les spécificités absolues des totalités structurelles. Nous verrons comment cette nécessité s'est aussi imposée à Rousseau.

Cited in De la grammatologie p.171

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

Sur ce thème du hasard, présent dans Race et histoire (pp. 256-271) et dans La pensée sauvage, cf. surtout les Entretiens (pp. 28-29) : en développant longuement l'image du joueur à la roulette, Lévi-Strauss explique que la combinaison complexe qui constitue la civilisation occidentale, avec son type d'historicité déterminée par l'usage de l'écriture, aurait très bien pu se faire dès les débuts de l'humanité, elle aurait pu se faire beaucoup plus tard, elle s'est faite à ce moment, « il n'y a pas de raison, c'est ainsi. Mais vous me direz : "Ce n'est pas satisfaisant." » Ce hasard est déterminé aussitôt après comme « acquisition de l'écriture ». C'est là une hypothèse à laquelle Lévi-Strauss reconnaît ne pas tenir mais dont il dit qu'il « faut d'abord l'avoir présent à l'esprit ». Même s'il n'implique pas la croyance au hasard (cf. La pensée sauvage, p. 22 et p. 291), un certain structuralisme doit l'invoquer pour rapporter entre elles les spécificités absolues des totalités structurelles. Nous verrons comment cette nécessité s'est aussi imposée à Rousseau.

Cited in De la grammatologie p.171

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La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 22

Rappelant, dans « Un petit verre de rhum », que, « au néolithique, l'homme a déjà fait la plupart des inventions qui sont indispensables pour assurer sa sécurité. On a vu pourquoi on peut en exclure l'écriture », Lévi-Strauss note que l'homme d'alors n'était certes « pas plus libre qu'aujourd'hui. » « Mais sa seule humanité faisait de lui un esclave. Comme son autorité sur la nature restait très résuite, il se trouvait protégé et dans une certaine mesure affranchi par le coussin amortisseur de ses rêves. » Cf. aussi le thème du « paradoxe néolithique » dans La pensée sauvage (p. 22)

Cited in De la grammatologie p.181

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Quotation

La pensée sauvage

Claude Lévi-Strauss

1962

p. 32

En ce sens, le passage du désir au discours se perd toujours dans le bricolage, il bâtit ses palais avec des gravats (« La pensée mythique... bâtit ses palais idéologiques avec les gravats d'un discours sol ancien ». La pensée sauvage, p. 32).

Cited in De la grammatologie p.194