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Oeuvres philosophiques de René Descartes. Tome I (1618-1637)

René Descartes

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Citation

Lettre à Mersenne, 20 novembre 1629 in Oeuvres philosophiques de René Descartes. Tome I (1618-1637)

René Descartes

1963

p. 229

En réponse à Mersenne qui lui avait communiqué un placard, d'origine pour nous inconnue, vantant un système de six propositions pour une langue universelle, Descartes commence par dire toute sa méfiance.

Cited in De la grammatologie p.109

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Quotation

Lettre à Mersenne, 20 novembre 1629 in Oeuvres philosophiques de René Descartes. Tome I (1618-1637)

René Descartes

1963

pp. 229-230

Il considère avec dédain certaines propositions qui ne seraient destinées selon lui qu'à « faire valoir la drogue » et « louer la marchandise ». Et il a « mauvaise opinion du mot « arcanum » : « sitôt que je vois seulement le mot d'arcanum en quelque proposition, je commence à en avoir mauvaise opinion ».

Cited in De la grammatologie p.109

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Lettre à Mersenne, 20 novembre 1629 in Oeuvres philosophiques de René Descartes. Tome I (1618-1637)

René Descartes

1963

p. 230

« ... la mauvaise rencontre des lettres, qui feraient souvent des sons désagréables et insupportables à l'ouïe : car toute la différence des inflexions des mots ne s'est faite par l'usage que pour éviter ce défaut, et il est impossible que votre auteur ait pu remédier à cet inconvénient, faisant sa grammaire universelle pour toutes sortes de nations ; car ce qui est facile et agréable à notre langue, est rude et insupportable aux Allemands, et ainsi des autres. »

Cited in De la grammatologie p.110

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Lettre à Mersenne, 20 novembre 1629 in Oeuvres philosophiques de René Descartes. Tome I (1618-1637)

René Descartes

1963

pp. 231-232

Cette langue exigerait de surcroît que l'on apprenne les « mots primitifs » de toutes les langues, « ce qui est trop ennuyeux ».

Cited in De la grammatologie p.110

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Lettre à Mersenne, 20 novembre 1629 in Oeuvres philosophiques de René Descartes. Tome I (1618-1637)

René Descartes

1963

pp. 230-232

« Car si pour les mots primitifs chacun se sert de ceux de sa langue, il est vrai qu'il n'aura pas tant de peine, mais il ne sera aussi entendu que par ceux de son pays, sinon par écrit, lorsque celui qui le voudra entendre prendra la peine de chercher tous les mots dans le dictionnaire, ce qui est trop ennuyeux pour espérer qu'il passe en usage... Toute l'utilité donc que je vois qui peut réussir de cette invention, c'est pour l'écriture : à savoir, qu'il fît imprimer un gros dictionnaire en toutes les langues auxquelles il voudrait être entendu, et mît des caractères communs pour chaque mot primitif, qui répondissent au sens, et non pas aux syllabes, comme un même caractère pour aimer, amare et φιλείν ; et ceux qui auraient ce dictionnaire, et sauraient sa grammaire, pourraient en cherchant tous ces caractères l'un après l'autre interpréter en leur langue ce qui serait écrit. Mais cela ne serait bon que pour lire des mystères et des révélations ; car pour d'autres choses, il faudrait n'avoir guère à faire, pour prendre la peine de chercher tous les mots dans un dictionnaire, et ainsi je ne vois pas ceci de grand usage. Mais peut-être que je me trompe ».

Cited in De la grammatologie p.110