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Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

1946

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 82

Chez Vico : B. Gagnebin et M. Raymond se sont demandé, à propos de l'Essai sur l'origine des langues, si Rousseau n'avait pas lu la Science nouvelle lorsqu'il était secrétaire de Montaigu à Venise.

Cited in De la grammatologie p.152

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Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

1946

p. 430

« Nous croyons avoir victorieusement réfuté l'erreur commune des grammairiens qui prétendent que la prose précéda les vers, et après avoir montré dans l'origine de la poésie, telle que nous l'avons découverte, l'origine des langues et celle des lettres. » (Livre II, De la sagesse poétique, chap. V, § 5, trad. Michelet, p. 430).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

pp. 82-83

« Or si nous cherchons le principe d'une telle origine des langues et des lettres, nous le rencontrons dans ce fait : les premiers peuples des nations païennes, par une nécessité qui tenait à leur nature, furent des poètes ; ils s'exprimèrent au moyen de caractères poétiques. Cette découverte est la clé maîtresse de notre Science nouvelle ; elle nous a coûté de longues recherches qui ont rempli toute notre vie de lettré. » (3, Idea del l'Opéra, I, pp. 28-29).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 174

Vico dit avoir compris l'origine des langues au moment où après bien des difficultés, il lui est apparu que les premières nations « avaient été des nations de poètes ; dans ces mêmes principes, nous reconnûmes alors la véritable origine des langues » (Scienza nuova, 1, p. 174).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

pp. 76-77

On comparera : « Trois espèces de langues furent successivement parlées : a) la première, au temps de la vie familiale : les hommes, groupés seulement en famille, étaient depuis peu revenus à l'humanité. Cette première langue fut une langue muette, au moyen de signes et par le choix de certaines positions du corps pouvant présenter des rapports avec les idées qu'elles veulent signifier ; b) la seconde, composée d'emblèmes héroïques : ce fut une langue basée sur des ressemblances, langue symbolique formée de comparaisons, d'images très vives, de métaphores, de descriptions naturelles ; ces images sont le corps principal de cette langue héroïque, qui fut parlée alors que régnaient les héros ; c) la troisième fut la langue humaine composée de vocables établis par les peuples, de mots dont ils peuvent fixer le sens à leur gré. » (3, 1, p. 32).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 78

Ailleurs : « Cette première langue ne fut point fondée sur la nature même des choses ; ce fut une langue toute en images, en images divines pour la plupart, qui transformait en êtres animés les choses inanimées » (3, 1, p. 163).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 77

« Les hommes se libèrent de leurs grandes passions en chantant... ils ne durent de devenir capables de former, en chantant, les premières langues qu'à l'aiguillon de très violentes passions. » (3, 1, p. 95, trad. Chaix-Ruy).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 77

Pour Vico, comme pour Rousseau, les progrès de la langue suivent les progrès de l'articulation. La langue déchoit ainsi, elle s'humanise en perdant sa poésie et son caractère divin : « La langue des dieux fut une langue muette, à peine articulée ; la langue héroïque fut, en partie articulée, en partie muette ; la langue humaine fut, pour ainsi dire, entièrement articulée, formée à la fois de signes et de gestes » (3, 1, p. 178, tr. Chaix-Ruy).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

pp. 94-95

On rappellera ici encore un texte de Vico : « Les caractères poétiques qui constituent l'essence même des fables, dérivent par un lien nécessaire de la nature même des premiers hommes, incapables d'abstraire les formes et les propriétés des sujets ; ils durent être une façon de penser commune à tous les individus de peuples entiers, à l'époque où ces peuples étaient engagés dans la plus grande barbarie. Parmi ces caractères, nous pouvons mentionner une disposition à agrandir démesurément, en toutes circonstances, les images des objets particuliers. C'est ce que remarque Aristote : l'esprit humain, que sa nature porte à l'infini, se voit gêné, étouffé par la vigueur des sens ; un seul moyen lui est laissé de montrer tout ce qu'il doit à sa nature quasi divine : se servir de l'imagination pour agrandir les images particulières. C'est pourquoi, sans doute, chez les poètes grecs, — et aussi chez les poètes latins —, les images qui représentent les dieux et les héros sont toujours plus grandes que celles qui représentent les hommes. Et quand revinrent les temps barbares et que recommença le cours de l'histoire, les fresques et les tableaux où sont peints le Père Eternel, Jésus-Christ et la Vierge Marie nous présentent des Etres divins démesurément agrandis. » (Scienza nuova, 3, II, p. 18, trad. Chaix-Ruy.)

Cited in De la grammatologie p.376

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 87

Sur le rebus, cf. supra, p. 136. Vico, qui distingue aussi trois états ou étapes de l'écriture, donne pour exemple, parmi d'autres, de la première écriture (idéographique ou hiéroglyphique, « née spontanément » et qui « ne tire nullement son origine de conventions ») le « rebus de Picardie ». « La seconde forme d'écriture est également toute spontanée : c'est l'écriture symbolique ou par emblèmes héroïques » (armoiries, blasons, « ressemblances muettes qu'Homère appelle σηματα, signes dont se servent, pour écrire, les héros »). « Troisième forme d'écriture : l'écriture alphabétique. » (Science nouvelle, 3, 1, pp. 61-62, 181-182, 194, trad. Chaix-Ruy.)

Cited in De la grammatologie p.404

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

pp. 85-86

Cited in De la grammatologie p.404

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