Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. III
1964
p. 150
des moyens que je ne conçois pas
Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. III
1964
p. 152
Or je voudrois bien qu'on m'expliquât quel peut être le genre de misère d'un être libre, dont le cœur est en paix, et le corps en santé.
Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. III
1964
p. 152
Rien au contraire n'eût été si misérable que l'homme Sauvage, ébloui par des lumières, tourmenté par des Passions, et raisonnant sur un état différent au sien. Ce fut par une Providence très sage, que les facultés qu'il avoit en puissance ne devoient se développer qu'avec les occasions de les exercer
Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau, vol. III
1964
p. 157
et qui dans ses fureurs semble propre à détruire le Genre-humain qu'elle est destinée à conserver. Que deviendront les hommes en proye à cette rage effrenée et brutale, sans pudeur, sans retenue, et se disputant chaque jour leurs amours au prix de leur sang?
Profession de foi du vicaire Savoyard
1964
p. 159
J'ai donc refermé tous les livres. Il en est un seul ouvert à tous les yeux, c'est celui de la nature. C'est dans ce grand et sublime livre que j'apprends à servir et adorer son divin auteur. Nul n'est excusable de n'y pas lire, parce qu'il parle à tous les hommes une langue intelligible à tous les esprits.