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-381 1967
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1944 1991

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

pp. 76-77

On comparera : « Trois espèces de langues furent successivement parlées : a) la première, au temps de la vie familiale : les hommes, groupés seulement en famille, étaient depuis peu revenus à l'humanité. Cette première langue fut une langue muette, au moyen de signes et par le choix de certaines positions du corps pouvant présenter des rapports avec les idées qu'elles veulent signifier ; b) la seconde, composée d'emblèmes héroïques : ce fut une langue basée sur des ressemblances, langue symbolique formée de comparaisons, d'images très vives, de métaphores, de descriptions naturelles ; ces images sont le corps principal de cette langue héroïque, qui fut parlée alors que régnaient les héros ; c) la troisième fut la langue humaine composée de vocables établis par les peuples, de mots dont ils peuvent fixer le sens à leur gré. » (3, 1, p. 32).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 78

Ailleurs : « Cette première langue ne fut point fondée sur la nature même des choses ; ce fut une langue toute en images, en images divines pour la plupart, qui transformait en êtres animés les choses inanimées » (3, 1, p. 163).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

pp. 82-83

« Or si nous cherchons le principe d'une telle origine des langues et des lettres, nous le rencontrons dans ce fait : les premiers peuples des nations païennes, par une nécessité qui tenait à leur nature, furent des poètes ; ils s'exprimèrent au moyen de caractères poétiques. Cette découverte est la clé maîtresse de notre Science nouvelle ; elle nous a coûté de longues recherches qui ont rempli toute notre vie de lettré. » (3, Idea del l'Opéra, I, pp. 28-29).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 77

« Les hommes se libèrent de leurs grandes passions en chantant... ils ne durent de devenir capables de former, en chantant, les premières langues qu'à l'aiguillon de très violentes passions. » (3, 1, p. 95, trad. Chaix-Ruy).

Cited in De la grammatologie p.367

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

p. 77

Pour Vico, comme pour Rousseau, les progrès de la langue suivent les progrès de l'articulation. La langue déchoit ainsi, elle s'humanise en perdant sa poésie et son caractère divin : « La langue des dieux fut une langue muette, à peine articulée ; la langue héroïque fut, en partie articulée, en partie muette ; la langue humaine fut, pour ainsi dire, entièrement articulée, formée à la fois de signes et de gestes » (3, 1, p. 178, tr. Chaix-Ruy).

Cited in De la grammatologie p.367

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Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

1946

p. 430

« Nous croyons avoir victorieusement réfuté l'erreur commune des grammairiens qui prétendent que la prose précéda les vers, et après avoir montré dans l'origine de la poésie, telle que nous l'avons découverte, l'origine des langues et celle des lettres. » (Livre II, De la sagesse poétique, chap. V, § 5, trad. Michelet, p. 430).

Cited in De la grammatologie p.367

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Essai sur l'origine des connaissances humaines

Étienne Bonnot de Condillac

1746

p. 177

Condillac reconnaît, plutôt que sa dette, la convergence de sa pensée avec celle de Warburton. Encore cette convergence, nous le verrons à l'instant, n'est-elle pas entière : « Cette section était presque achevée quand l'Essai sur les Hiéroglyphes, traduit de l'anglais de M. Warburton, me tomba entre les mains : ouvrage où l'esprit philosophique et l'érudition règnent également. Je vis avec plaisir que j'avais pensé, comme son auteur, que le langage a dû, dès les commencements, être fort figuré et fort métaphorique. Mes propres réflexions m'avaient aussi conduit à remarquer que l'écriture n'avait d'abord été qu'une simple peinture ; mais je n'avais point encore tenté de découvrir par quels progrès on était arrivé à l'invention des lettres, et il me paraissait difficile d'y réussir. La chose a été parfaitement exécutée par M. Warburton ; j'ai extrait de son ouvrage tout ce que j'en dis, ou à peu près. » (Ch. XIII De l'écriture, § 127. p. 177).

Cited in De la grammatologie p.369

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The Divine legation of Moses

William Warburton

1744

pp. 85-86

« On peut dire que la similitude répond aux marques ou caractères de l'écriture chinoise ; et que, comme ces marques ont produit la méthode abrégée des lettres alphabétiques, de même aussi pour rendre le discours plus coulant, et plus élégant, la similitude a produit la métaphore, qui n'est autre qu'une similitude en petit. Car les hommes étant aussi habitués qu'ils le sont aux objets matériels, ont toujours eu besoin d'images sensibles, pour communiquer leurs idées abstraites. » (Essai sur les hiéroglyphes, T. I, pp. 85-86.)

Cited in De la grammatologie p.369

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The Divine legation of Moses

William Warburton

1744

pp. 195-197

« Telle est l'origine véritable de l'expression figurée, et elle ne vient point, comme on le suppose ordinairement, du feu d'une imagination poétique. Le style des Barbares de l'Amérique, quoiqu'ils soient d'une complexion très froide et très flegmatique, le démontre encore aujourd'hui... Leur phlegme a bien pu rendre leur style concis, mais il n'a pu en retrancher les figures. Ainsi l'union de ces caractères différents montre clairement que la métaphore est due à la nécessité et non au choix... La conduite de l'homme, comme nous voyons, a toujours été, soit dans le discours et dans l'écriture, soit dans le vêtement et le logement, de changer ses besoins et ses nécessités en parade et en ornement » (pp. 195-197).

Cited in De la grammatologie p.369

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Encyclopédie

Denis Diderot

1751

MÉTAPHORE, S.F. (gram.) « C'est, dit M. du Marsais, une figure par laquelle on transporte, pour ainsi dire, la signification propre d'un nom (j'aimerais mieux dire d'un mot) à une autre signification qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison qui est dans l'esprit. Un mot pris dans un sens métaphorique perd sa signification propre, et en prend une nouvelle qui ne se présente à l'esprit que par la comparaison que l'on fait entre le sens propre de ce mot, et ce qu'on lui compare : par exemple, quand on dit que le mensonge se pare souvent des couleurs de la vérité... »

Cited in De la grammatologie p.372

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Encyclopédie

Denis Diderot

1751

Et après de larges citations de Marsais : « J'ai quelquefois ouï reprocher à M. de Marsais d'être un peu prolixe ; et j'avoue qu'il était possible, par exemple, de donner moins d'exemples de la métaphore, et de les développer avec moins d'étendue : mais qui est-ce qui ne porte point envie à une si heureuse prolixité ? L'auteur d'un dictionnaire de langue ne peut pas lire cet article de la métaphore sans être frappé de l'exactitude étonnante de notre grammairien, à distinguer le sens propre du sens figuré, et à assigner dans l'un le fondement de l'autre... »

Cited in De la grammatologie p.372

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Émile ou de l'éducation

Jean-Jacques Rousseau

1762

que le manuscrit autographe avait remplacé par celui-ci : « Je dis qu'il est impossible que nos sens nous trompent car il est toujours vrai que nous sentons ce que nous sentons. »

Cited in De la grammatologie p.373

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Émile ou de l'éducation

Jean-Jacques Rousseau

1966

Sur ce point, la doctrine de Rousseau est très cartésienne. Elle s'interprète elle-même comme une justification de la nature. Les sens, qui sont naturels, ne nous trompent jamais. C'est notre jugement qui, au contraire, nous égare et trompe la nature. « Jamais la nature ne nous trompe ; c'est toujours nous qui nous trompons. » Passage de l'Emile (p. 237)

Cited in De la grammatologie p.373

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Émile ou de l'éducation

Jean-Jacques Rousseau

1966

Les Epicuriens sont loués de l'avoir reconnu mais critiqués d'avoir prétendu que « les jugements que nous faisions sur nos sensations n'étaient jamais faux ». « Nous sentons nos sensations, mais nous ne sentons pas nos jugements. »

Cited in De la grammatologie p.373

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Scienza Nuova in Oeuvres choisies de Vico

Giambattista Vico

pp. 94-95

On rappellera ici encore un texte de Vico : « Les caractères poétiques qui constituent l'essence même des fables, dérivent par un lien nécessaire de la nature même des premiers hommes, incapables d'abstraire les formes et les propriétés des sujets ; ils durent être une façon de penser commune à tous les individus de peuples entiers, à l'époque où ces peuples étaient engagés dans la plus grande barbarie. Parmi ces caractères, nous pouvons mentionner une disposition à agrandir démesurément, en toutes circonstances, les images des objets particuliers. C'est ce que remarque Aristote : l'esprit humain, que sa nature porte à l'infini, se voit gêné, étouffé par la vigueur des sens ; un seul moyen lui est laissé de montrer tout ce qu'il doit à sa nature quasi divine : se servir de l'imagination pour agrandir les images particulières. C'est pourquoi, sans doute, chez les poètes grecs, — et aussi chez les poètes latins —, les images qui représentent les dieux et les héros sont toujours plus grandes que celles qui représentent les hommes. Et quand revinrent les temps barbares et que recommença le cours de l'histoire, les fresques et les tableaux où sont peints le Père Eternel, Jésus-Christ et la Vierge Marie nous présentent des Etres divins démesurément agrandis. » (Scienza nuova, 3, II, p. 18, trad. Chaix-Ruy.)

Cited in De la grammatologie p.376

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The Divine legation of Moses

William Warburton

1744

p. 48

Cette démarche est aussi celle de Warburton dans les remarquables paragraphes qu'il consacre aux Origine et progrès du langage (T. I. p. 48 sq.). Ainsi : « A juger seulement par la nature des choses, et indépendamment de la révélation, qui est un guide plus sûr, l'on serait porté à admettre l'opinion de Diodore de Sicile et de Vitruve, que les premiers hommes ont vécu pendant un temps dans les cavernes et les forêts, à la manière des bêtes, n'articulant que des sons confus et indéterminés, jusqu'à ce que, s'étant associés pour se secourir mutuellement, ils soient arrivés par degrés à en former de distincts, par le moyen de signes ou de marques arbitraires convenues entre eux, afin que celui qui parlait, pût exprimer les idées qu'il avait besoin de communiquer aux autres. C'est ce qui a donné lieu aux différentes langues ; car tout le monde convient que le langage n'est point inné. »

Cited in De la grammatologie p.377